La contestation s’intensifie autour de Gianni Infantino. Le président de la FIFA vient de perdre un nouveau soutien, avec la décision de la Fédération néo-zélandaise de football (NZF) de retirer son appui à sa candidature à un nouveau mandat à la tête de l’instance mondiale.
Dans une lettre ouverte publiée ce vendredi 14 août 2026, la NZF évoque une « rupture de confiance » et réclame un examen indépendant du projet controversé, désormais abandonné, qui prévoyait l’ouverture d’une partie des intérêts commerciaux liés aux compétitions de la FIFA, dont la Coupe du monde, à des investisseurs privés.
Après avoir réexaminé sa position, la Fédération néo-zélandaise estime que certaines décisions et actions prises au sein de la FIFA ont contribué à « une rupture de confiance et à une aggravation des divisions au sein du football international ».
La NZF estime par ailleurs qu’un examen indépendant est nécessaire pour tenter de rétablir la confiance et renforcer la transparence dans la gouvernance de l’instance mondiale. Cette prise de position marque une rupture avec la ligne adoptée par la Confédération océanienne de football (OFC), qui a maintenu son soutien à Infantino tout en appelant également à un examen de la situation.
La Nouvelle-Zélande devient ainsi l’un des nouveaux membres de la FIFA à prendre ses distances avec le président de l’instance, alors que la contestation gagne progressivement du terrain.
Infantino de plus en plus contesté
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions au sein du football mondial. Gianni Infantino fait face à une contestation croissante depuis la révélation d’un projet visant à faire entrer des investisseurs privés au capital d’une structure commerciale liée aux droits de la Coupe du monde.
Le projet, qui devait permettre de céder environ 20 % des intérêts commerciaux concernés pour plusieurs milliards de dollars, a finalement été abandonné face aux nombreuses critiques. L’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football (AFC) ont notamment dénoncé un manque de consultation et de transparence et demandé un examen indépendant de la gouvernance de la FIFA.
Le président de la FIFA conserve toutefois d’importants soutiens. La Confédération africaine de football (CAF), la CONMEBOL ainsi que plusieurs fédérations nationales, notamment dans le monde arabe, continuent de lui apporter leur appui.
À quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en 2027, le rapport de force se durcit donc autour de Gianni Infantino. Le retrait du soutien néo-zélandais constitue un nouveau signal de la fracture qui traverse actuellement le football international.

