Fraude au concours des magistrats : un an de prison ferme pour Sékou Keïta, deux millions de francs d’amende pour Maciré Camara

3 min de lecture

Le Tribunal de première instance de Dixinn a rendu son verdict, ce jeudi 13 août 2026, dans l’affaire de fraude présumée au concours de recrutement des auditeurs de justice impliquant Sékou Keïta, conseiller en communication au ministère de la Justice, et Maciré Camara, candidate audit concours.

Après une longue journée de débats, marquée notamment par l’audition des deux prévenus et de trois témoins, les confrontations, les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense, le tribunal a finalement tranché.

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Le juge Mohamed Sangaré, statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, a déclaré les deux prévenus coupables des faits qui leur étaient reprochés, après requalification.

Dans son dispositif, le tribunal a déclaré Maciré Camara coupable des faits « requalifiés d’office de tentative de fraude à un examen ».

Sékou Keïta a, pour sa part, été reconnu coupable de faits « requalifiés de complicité de tentative de fraude à un concours ».

Au titre de la répression, le tribunal a condamné Maciré Camara au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens.

Sékou Keïta a, quant à lui, été condamné à un an d’emprisonnement, assorti d’une amende de deux millions de francs guinéens.

Le tribunal a également prononcé une peine complémentaire à l’encontre de Maciré Camara. La candidate est interdite de participer au concours de recrutement des auditeurs de justice pendant une période de cinq ans.

Dans sa décision, le Tribunal de Dixinn a par ailleurs ordonné la restitution à Sékou Keïta de son téléphone portable de marque iPhone 17 Pro, placé sous scellé numéro 076/2026 en date du 11 août 2026.

Les frais et dépens de la procédure ont été mis à la charge des deux condamnés.

Cette décision intervient au terme d’un procès au cours duquel les versions des prévenus et des témoins ont largement divergé sur les circonstances de la découverte d’un document présenté comme un sujet traité dans la salle numéro 16.

Lors de l’audience, le ministère public avait requis deux ans d’emprisonnement ferme et une amende de deux millions de francs guinéens contre chacun des deux prévenus. La défense avait, de son côté, contesté les accusations et dénoncé plusieurs manquements dans la procédure.

En prononçant le verdict, le juge Mohamed Sangaré a précisé que les parties disposent d’un délai de quinze jours pour interjeter appel de la décision si elles entendent contester le jugement rendu.

Le dossier pourrait ainsi connaître une nouvelle étape devant la juridiction d’appel, la défense ayant d’ores et déjà annoncé son intention d’exercer une voie de recours.