À quelques mois du prochain congrès électif de la FIFA, les soutiens de Gianni Infantino continuent de s’effriter. La Fédération française de football (FFF) a annoncé ce jeudi 10 septembre 2026 le retrait de son soutien au président de l’instance mondiale, candidat à sa propre succession en mars 2027.
Après avoir initialement soutenu le dirigeant italo-suisse, la FFF a finalement décidé de revoir sa position. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de son comité exécutif tenue ce jeudi 10 septembre.
Élu à la tête de la FIFA en 2016, Gianni Infantino ambitionne de décrocher un nouveau mandat lors du congrès électif prévu le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc.
Mais depuis plusieurs semaines, le président de l’instance mondiale fait face à une contestation grandissante autour de sa gouvernance.
Une rupture autour du projet d’ouverture aux investisseurs privés
Ses opposants lui reprochent notamment un manque de concertation dans la gestion de certains dossiers, dont le projet de création d’une structure commerciale destinée à accueillir des investisseurs privés à hauteur de 20 % afin d’y intégrer les revenus liés à la Coupe du monde.
Avant la France, plusieurs fédérations européennes avaient déjà annoncé leur retrait de soutien à Gianni Infantino, notamment la Suède, l’Écosse, l’Italie et la Belgique. La Fédération néo-zélandaise de football avait également pris une décision similaire en août dernier, évoquant une « rupture de confiance ».
Cette contestation dépasse également le cadre des fédérations. Des collectifs de supporters, d’anciens joueurs ainsi que le vice-président du conseil de la FIFA, le Hongrois Sandor Csanyi, ont aussi exprimé leurs réserves concernant la direction actuelle de l’instance.
Infantino toujours en course pour un nouveau mandat
Malgré cette série de retraits de soutien et les appels à son départ, Gianni Infantino reste pour l’instant le seul candidat déclaré à l’élection présidentielle de la FIFA.
Le dirigeant de 56 ans, arrivé au pouvoir en 2016 après la démission de Sepp Blatter, tentera donc de convaincre les membres de la FIFA de lui accorder un nouveau mandat lors du scrutin prévu en mars 2027 dans la capitale marocaine.

