Le parquet du Tribunal de première instance de Labé a fait le point sur l’affaire de la collégienne violemment agressée et filmée par certaines de ses camarades, jusque dans le domicile familial. Un dossier qui suscite une vive émotion dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé.
Le parquet du Tribunal de première instance de Labé a apporté des éclaircissements sur l’affaire de la collégienne violemment agressée et filmée par certaines de ses camarades, jusque dans le domicile familial, un dossier qui suscite une vive émotion dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé.
Selon les autorités judiciaires, neuf personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire : un garçon, élève dans un lycée, et huit filles collégiennes. Parmi elles, sept sont mineures, la plus jeune étant âgée de 16 ans, a précisé le parquet.
Les poursuites engagées diffèrent selon le rôle présumé de chacun. « Le lycéen et une autre sont poursuivis pour les faits de diffusion d’image de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine. Une est poursuivie pour les faits d’atteinte à la vie privée. Les six autres, c’est pour les faits de coups, violences et blessures volontaires commis avec préméditation, diffusion d’images et complicité »,a détaillé Moussa Camara, substitut du procureur de la République et substitut spécial des mineurs.
Le magistrat a également indiqué que le parquet a décidé de joindre l’ensemble des procédures afin de saisir le juge des enfants, conformément aux dispositions légales encadrant les infractions impliquant des mineurs.
« Les principaux concernés ont été inculpés hier en présence effective de leurs parents et placés sous mandat de dépôt. Le juge des enfants a déjà ouvert une information judiciaire à l’issue de laquelle, s’il estime que les faits sont établis, il peut renvoyer les majeures devant le tribunal correctionnel de droit commun et se saisir d’office du cas des mineurs »,a-t-il précisé.
Cette affaire, désormais entre les mains de la justice, relance le débat sur la violence en milieu scolaire et l’usage abusif des réseaux sociaux, tout en mettant en lumière la nécessité d’une prise en charge judiciaire et éducative adaptée aux mineurs impliqués.

