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Albert Zeufack, Banque mondiale: «la croissance de l’Afrique subsaharienne est décevante»

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Albert Zeufack, Banque mondiale «la croissance de l’Afrique subsaharienne est décevante»

D’après l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, depuis 4 années consécutives, la croissance économique de l’Afrique Subsaharienne est en dessous du taux de croissance de la population. Une situation qu’Albert Zeufack a qualifiée de «décevante» au cours d’une vidéo conférence sur «les derniers progrès économiques de l’Afrique subsaharienne, les opportunités et les défis à relever» qu’il a animée lundi 8 avril 2019 à l’intention des journalistes d’une dizaine des pays notamment la Guinée.

L’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique a expliqué que le taux de croissance de l’Afrique Subsaharienne, initialement estimé à 2,7 a été révisé de 0,4% par rapport à octobre 2018. «Nous estimions en octobre que l’Afrique Subsaharienne croitrait pour l’année 2018 à 2,7%. Cela correspond aussi à une baisse de la croissance par rapport à 2017 qui avait enregistré 2, 5% contre 2,3% en 2018. C’est décevant parce que nous restons en dessous du taux de croissance de la population. Pendant 4 années consécutives, notre croissance du Pib est restée inférieure à la croissance de la population».

Cette faiblesse de la croissance s’explique par des facteurs externes au nombre desquels: la recrudescence des tensions commerciales entre les partenaires économiques de l’Afrique notamment la Chine et les Etats unis avec des répercussions sur le commerce et la volatilité des prix des matières premières.

Et au plan interne, explique Albert Zeufack, trois facteurs expliquent la faiblesse de la croissance de l’Afrique Subsaharienne. «Le premier c’est l’instabilité macroéconomique. Nous avons dans certains pays le problème de gestion de la dette. Nous avons dans certains pays, une inflation qui restent supérieure à deux chiffres. Nous avons des déficits budgétaires qui s’accumulent dans un autre sous ensemble de pays en Afrique Subsaharienne et cela contribue à créer un cadre macroéconomique instable. Le deuxième facteur c’est l’incertitude du cadre réglementaire qui dans un groupe de pays africains contribue à une atonie de l’investissement. Le troisième facteur c’est la fragilité qui malheureusement augmente dans un certains nombres de pays coûtent énormément à l’Afrique. Nous estimons que la fragilité dans un petit nombre de pays coûte plus d’un point de pauvreté en Afrique. La fragilité dans quelques pays seulement a un coût que nous estimons à 0,5% de croissance par an et qui dans 5 ans arrivera à 2,6%».

Pour 2019, la Banque mondiale prévoit une croissance de 2,8% en Afrique Subsaharienne croîtra à 2,8%. Cela constitue également une baisse des projections de 0,5% par rapport à octobre 2018 où les estimations de croissance étaient à 3,3%.

«Depuis 2015, nous n’avons pas eu une croissance supérieure à 3%. Etant donné que le taux de croissance de la population est au tour de 2,6% en moyenne, pour pouvoir réduire la pauvreté de façon significative, nous devrions travailler pour pouvoir croître au moins au double du taux de croissance de notre population et nous en sommes loin», a indiqué l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.

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