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Lamarana Petty Diallo tourne la page des Réformateurs UFDG : « Nous ne pouvions pas rester éternellement dans un mouvement sans agrément »

Par Amadou Dioulde Diallo
8 février 2026 à 09:00
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Lamarana Petty Diallo

Lamarana Petty Diallo

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Invité de l’émission Le Marqueur sur Télé 24, Lamarana Petty Diallo, ancien cadre de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), exclu du parti et membre fondateur du mouvement des Réformateurs, est revenu en détail sur les raisons de son départ de cette structure informelle. Il s’est également exprimé sur les dissensions internes ayant conduit une partie des Réformateurs à rallier l’Union démocratique pour le renouveau de la Guinée (UDRG), dirigée par le Premier ministre Bah Oury, ainsi que sur les perspectives politiques dans un contexte de recomposition autour de la candidature de Mamadi Doumbouya et de la GMD.

Dès l’entame de son intervention, Lamarana Petty Diallo a dressé un constat lucide de la situation actuelle du mouvement des Réformateurs, constitué d’anciens cadres exclus de l’UFDG. « Le mouvement des Réformateurs se porte, je dirais, tant bien que mal. Aujourd’hui, une partie des fédéraux et certains membres de la direction nationale ont décidé de rejoindre l’UDRG », a-t-il déclaré, précisant que cette évolution s’est faite sans heurts. « Ce n’est pas un départ conflictuel. C’est un choix politique, un divorce certes, mais sans animosité ni affrontement. »

Selon lui, cette séparation est la conséquence directe de divergences stratégiques profondes apparues au sein du mouvement. À l’origine, rappelle-t-il, l’ambition des Réformateurs était de peser de l’intérieur sur l’UFDG afin d’en impulser une réforme interne. « Au départ, il s’agissait de prendre la tête de l’UFDG pour la réformer de l’intérieur. Cette démarche n’a pas abouti, notamment en raison des recours successifs engagés par la direction nationale auprès du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation », a-t-il expliqué.

Face à cet échec, une autre option a été envisagée : transformer le mouvement en parti politique légalement reconnu. Là encore, les débats internes n’ont pas permis de dégager un consensus. « Nous avons tenu de nombreuses réunions pour transformer le mouvement en parti politique, mais cela n’a pas abouti. Or, en Guinée, un mouvement n’a pas d’agrément. Il n’est pas reconnu statutairement », a-t-il souligné.

Pour Lamarana Petty Diallo, cette contrainte juridique rendait la situation intenable à long terme. « Un acteur politique ne peut pas rester éternellement dans une structure sans statut. Soit on crée un parti politique reconnu, soit on intègre un parti qui existe déjà. C’est dans cette logique que nous avons fait le choix de l’UDRG », a-t-il justifié.

Des discussions ont alors été engagées avec l’UDRG, formation dirigée par le Premier ministre Bah Oury, aboutissant récemment à la signature d’un protocole d’accord. Ce choix n’a toutefois pas fait l’unanimité au sein des Réformateurs. Certains membres ont préféré rester aux côtés du parrain du mouvement, Ousmane Gaoual Diallo. « Chacun a fait son choix. Certains fédéraux nous ont suivis, d’autres sont restés. Ce n’est pas grave. L’essentiel est que cela se soit fait dans l’entente », a-t-il insisté.

Interpellé sur l’avenir de l’UDRG, dans un contexte marqué par des discussions autour d’une éventuelle fusion des partis soutenant Mamadi Doumbouya avec la GMD, Lamarana Petty Diallo a tenu à relativiser les spéculations. « Dire aujourd’hui que l’UDRG est appelée à disparaître serait excessif. Il y a des débats, des dynamiques politiques en cours, mais la politique est faite de recompositions, pas d’annonces hâtives », a-t-il estimé.

À travers cette prise de parole médiatique, l’ancien cadre de l’UFDG a voulu défendre une démarche qu’il qualifie de pragmatique, fondée sur les réalités juridiques et institutionnelles du paysage politique guinéen. Une recomposition qu’il présente non comme une rupture idéologique, mais comme l’expression de choix stratégiques divergents au sein d’un même engagement politique.

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