Profils de candidats et campagne électorale : l’activiste Balaya Diallo alerte sur la future Assemblée nationale

3 min de lecture
Ibrahima Balaya Diallo, porte-parole du FFSG

À l’ouverture de la campagne électorale pour les législatives et communales prévues le 31 mai 2026, les profils des candidats suscitent déjà des critiques au sein de la société civile. Porte-parole du Forum des forces sociales de Guinée (FFSG), Ibrahima Balaya Diallo fustige la montée de l’opportunisme politique, qui pourrait déboucher, selon lui, sur une Assemblée nationale peu représentative et réduite au rôle de caisse de résonance de l’Exécutif.

Interrogé par Guinée360 sur le lancement de la campagne, entamée le 1er mai, l’activiste dresse un bilan mitigé, marqué par un manque d’enthousiasme sur le terrain. « Concernant la campagne, je crois que ça marche au diesel. Après, depuis le premier jour, on ne sent pas encore cet engouement qui préfigure les campagnes électorales. Mais néanmoins, on sait que ça va atteindre sa vitesse de croisière peut-être à la fin de la première semaine», a-t-il déclaré.

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La participation des jeunes, souvent présentée comme un signe de renouveau, est également abordée avec prudence. S’il reconnaît leur potentiel, Ibrahima Balaya Diallo met en garde contre toute lecture trop enthousiaste de leur engagement. « Vous savez, la jeunesse guinéenne, on a beaucoup de choses à dire. On ne va pas passer cela sous silence : c’est un atout, mais ce n’est pas forcément une qualité en soi d’être jeune. C’est un atout, et j’espère qu’ils mettront tout cet atout-là au service du bon fonctionnement des institutions. »

L’activiste pointe par ailleurs une recrudescence de comportements opportunistes dans l’arène politique, notamment liée à la recomposition d’acteurs issus des institutions de la transition. « Moi, j’ai beaucoup plus vu des opportunistes qui ont envie de se faire une place au soleil. Et puis regardez, tous ceux qui étaient au niveau du CNT : si on observe aujourd’hui, plus du tiers de ceux qui y siégeaient se sont recyclés dans les partis politiques. Voilà, un partenaire du GMD. »

Au-delà de ces constats, il insiste sur l’importance cruciale de la participation électorale. Selon lui, une implication plus large des acteurs politiques et des citoyens aurait permis de renforcer la représentativité des futures institutions. « Je suis sûr qu’aujourd’hui, cela aurait été plus intéressant pour notre Assemblée nationale s’il y avait beaucoup plus de participation, tant au niveau communal que législatif. Si nous avions davantage de participants, cela aurait auguré une Assemblée plurielle, ce qui nous aurait beaucoup aidés dans le fonctionnement de l’institution, mais aussi dans l’ouverture démocratique. Parce que la démocratie, c’est aussi cela : la pluralité des opinions. »

À quelques semaines du scrutin, ces prises de position mettent en lumière les défis liés à la mobilisation électorale et à la crédibilité du processus, dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance et de représentation restent particulièrement élevées.