Crief : Damantang invoque ses archives face aux questions sur ses revenus et son patrimoine

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Le procès de l’ancien ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Albert Damantang Camara, s’est poursuivi ce mercredi 6 mai 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

À la suite des interrogations de la cour relatives à l’origine des biens du prévenu, le parquet spécial a, à son tour, axé ses questions sur les sources de revenus de l’ancien ministre sous le régime d’Alpha Condé.

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Prenant la parole après ses substituts, le procureur spécial, Charles Wright, a d’abord tenu à saluer la qualité des réponses fournies par l’ancien ministre avant de poursuivre son interrogatoire : « Je vous trouve particulièrement pertinent dans vos réponses aux questions du ministère public. Tout le monde peut se retrouver à votre place, Monsieur le ministre, soyez rassuré. Vous êtes poursuivi pour enrichissement illicite. »

Il a ensuite ajouté : « Cette Cour nous a appris une chose : lorsqu’on a exercé des responsabilités dans la gestion de l’État, il faut s’attendre, à tout moment, à rendre compte de sa gestion. »

Le procureur spécial s’est également intéressé à la période durant laquelle le prévenu résidait en France, notamment sur ses revenus à cette époque. « Combien perceviez-vous comme revenus lorsque vous travailliez dans une société de gardiennage en France ? », a interrogé Charles Wright.

En réponse, Albert Damantang Camara a déclaré : « Cette activité remonte à longtemps. J’aurai besoin de consulter mes archives pour pouvoir répondre avec précision à la Cour. »

L’ancien ministre a ainsi indiqué qu’il se réservait le droit de vérifier ses archives afin de fournir des réponses plus précises aux questions soulevées.

À l’issue des débats, la cour a renvoyé l’affaire au 20 mai prochain pour la poursuite des audiences.