Une information passée jusqu’ici sous les radars du grand public a été dévoilée lors de la lecture des observations du procureur général près la Cour suprême, Sidy Souleymane N’Diaye, à l’occasion de l’examen du contentieux de l’élection présidentielle.
Selon le chef du ministère public, le candidat du parti FRONDEG, Abdoulaye Yéro Baldé, a effectivement déposé un recours contre les résultats provisoires proclamés par la Direction générale des élections (DGE), avant d’y renoncer moins de vingt-quatre heures plus tard.
Rappelant le cadre légal, le procureur général a souligné que « la loi reconnaît aux candidats et aux personnes légalement habilitées le droit de contester les opérations électorales dans les formes et délais qu’elle détermine ». Il a ensuite précisé les faits : « Il faut relever que Abdoulaye Herobaldi, candidat du parti Frondeg, a, le 2 janvier 2026, introduit une requête aux fins de contestation des résultats provisoires de l’élection présidentielle. »
Toutefois, cette démarche contentieuse n’ira pas à son terme. « Le lendemain, il a adressé une lettre de désistement au premier président », a indiqué Sidy Souleymane N’Diaye, révélant ainsi un revirement de position du candidat, resté jusque-là inconnu du public.
Sur le plan juridique, le procureur général a tenu à en préciser les conséquences. « En matière de procédure, le désistement entraîne la perte d’objet du recours », a-t-il expliqué, invitant la Cour suprême à en tirer les conclusions qui s’imposent. Autrement dit, la requête devient sans objet, ce dont « le ministère public déclare prendre acte ».
Si ce recours a finalement été retiré, il n’a pas été sans incidence sur le calendrier institutionnel. En l’absence de toute contestation, la Cour suprême disposait d’un délai de soixante-douze heures pour proclamer les résultats définitifs. En revanche, sa saisine a ouvert un délai maximal de sept jours pour l’examen du contentieux électoral, entraînant de facto un report de la publication des résultats définitifs.
La révélation de ce dépôt suivi d’un désistement met ainsi en lumière un véritable volte-face procédural du candidat du FRONDEG. Un épisode sans effet juridique final, mais qui a néanmoins pesé sur le déroulement du processus post-électoral.


