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Cancer en Afrique : près d’un million de décès par an, l’OMS alerte sur une urgence de santé publique

Par Mariame DIALLO
3 février 2026 à 18:48
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À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, célébrée ce 3 février 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme sur la progression préoccupante du cancer en Afrique. Dans une déclaration, le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Mohamed Janabi, a mis en garde contre l’ampleur croissante de la maladie sur le continent.

Pour l’OMS, le cancer constitue désormais une urgence de santé publique majeure. « Le cancer n’est plus une crise silencieuse en Afrique. Il s’agit d’une urgence de santé publique croissante qui exige une action urgente, équitable et durable », a déclaré Dr Janabi.

Selon l’institution onusienne, le cancer figure aujourd’hui parmi les principales causes de décès prématurés en Afrique. Chaque année, « plus d’un million de nouveaux cas sont diagnostiqués et près d’un million de personnes meurent de la maladie ». Derrière ces statistiques alarmantes se cachent des drames humains, souvent liés à un accès insuffisant aux soins. « Ces vies sont écourtées non pas parce qu’il n’existe pas de solutions, mais parce que l’accès à ces solutions reste inégal », a souligné le responsable régional de l’OMS.

Au-delà de son impact sanitaire, le cancer constitue également un frein au développement des pays africains. « LeLe cancer n’est pas seulement un problème de santé, c’est aussi un défi pour le développement. Il met à rude épreuve les familles, affaiblit les systèmes de santé et sape les progrès économiques. La charge pèse de manière disproportionnée sur ceux qui ont le moins accès à un dépistage précoce, à un traitement en temps utile et à la sécurité financière. »

Malgré ce tableau sombre, des avancées ont été enregistrées dans plusieurs pays du continent. « Les pays de la Région ont étendu la vaccination contre le pays de la Région ont étendu la vaccination contre le papillomavirus humain, renforcé les services de dépistage du cancer du col de l’utérus, amélioré l’accès aux soins du cancer de l’enfant et commencé à intégrer les soins palliatifs dans les services de santé courants. Il s’agit là de bases importantes pour améliorer la survie à long terme. »

Cependant, de nombreux obstacles subsistent. Les diagnostics restent souvent tardifs, les services de soins connaissent des interruptions et le nombre de spécialistes demeure insuffisant. « Trop souvent, une femme est dépistée mais n’est jamais prise en charge. Trop souvent, un enfant est diagnostiqué trop tard. Trop souvent, les familles doivent choisir entre se soigner et répondre à leurs besoins essentiels », a déploré Dr Janabi, qualifiant cette situation d’« inacceptable. »

Face à ces défis, l’OMS appelle à des investissements ciblés et efficaces. « Nous devons investir dans ce qui fonctionne », a insisté le Directeur régional, citant notamment la vaccination contre le HPV, le dépistage précoce, l’accès aux médicaments, la radiothérapie et l’intégration des soins palliatifs dès le diagnostic. Il a également précisé que les progrès doivent être évalués « par le nombre de vies sauvées », et non uniquement par les stratégies adoptées.

Dr Janabi a enfin interpellé les gouvernements africains, les exhortant à faire de la lutte contre le cancer une priorité nationale. « Les gouvernements doivent faire de la lutte contre le cancer une priorité », en intégrant la prévention, le traitement et les soins palliatifs dans les politiques de santé et les budgets publics.

En Guinée, la situation demeure particulièrement préoccupante. Chaque jour, deux nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués, avec au moins un décès enregistré. En 2023, au service de cancérologie du CHU Donka, un patient sur quatre consulté souffrait d’un cancer du sein, représentant 25 % des cas enregistrés. Ces chiffres soulignent l’urgence de renforcer le dépistage précoce, l’accès aux soins spécialisés et l’accompagnement des malades.

Comme l’a rappelé l’OMS, la Guinée, à l’instar des autres pays africains, est appelée à transformer les engagements en actions concrètes afin de réduire la mortalité liée au cancer et de garantir un accès équitable à des soins de qualité pour tous.

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