Scrutin du 31 mai : le PADES dénonce des irrégularités et annonce des recours judiciaires

5 min de lecture

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), dirigé par Ousmane Kaba, dénonce plusieurs irrégularités qui auraient, selon lui, entaché le déroulement des élections législatives et communales dans plusieurs localités du pays. Dans un entretien accordé à Guinee360, Aboubacar Kaba, dit « Big-Up », responsable de la communication digitale du parti, a dressé un tableau préoccupant de la situation.

Selon lui, plusieurs représentants du PADES auraient été empêchés d’exercer leur mission d’observation et de suivi du scrutin. « À la préfecture de Lola, le premier responsable du PADES, Vaban Camara, a été empêché d’accéder au centre de centralisation. On l’a empêché d’entrer », a-t-il affirmé.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

À Mandiana, plus précisément dans la sous-préfecture de Faralako, le responsable local du parti aurait également rencontré des difficultés. « Idrissa Doumbouya, responsable du PADES dans la localité, a été empêché d’assister au dépouillement. Le chef de quartier avait fait transporter les urnes à son domicile. Lorsque notre représentant s’y est opposé, ils ont fait appel à la gendarmerie. Les gendarmes sont intervenus et ont dispersé les contestataires à l’aide de gaz lacrymogène. Ils ont quitté les lieux sans pouvoir assister au dépouillement », soutient-il.

Le responsable de la communication digitale du PADES évoque des situations similaires dans d’autres localités. « La même chose s’est produite à Kanséréyah, dans la préfecture de Kouroussa, où notre représentant a été systématiquement empêché d’accéder au centre de centralisation », a-t-il indiqué.

Il poursuit : « Dans deux bureaux de vote du quartier Kéfina, à Kankan-Centre, le PADES était en tête à l’issue du dépouillement hier soir. Ce matin, les résultats auraient été modifiés pour placer le GMD en tête », dénonce Aboubacar Kaba.

Le parti accuse également certains acteurs d’avoir procédé à des bourrages d’urnes dans plusieurs localités de la préfecture de Kankan. « À Pankalan, un district relevant de Kanfamoria, des militants du GMD auraient massivement bourré les urnes lors des élections communales. La même situation se serait produite à Foussèn et à Diankana », affirme-t-il.

Le responsable du PADES dénonce également une absence de bulletins de vote pour le scrutin national pendant plusieurs heures à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. « Jusqu’à 14 heures, les bulletins de vote de la liste nationale n’étaient pas mis à la disposition des électeurs. Chaque fois que nos militants se présentaient pour voter, ils constataient l’absence de ces bulletins », a-t-il expliqué.

Il rapporte également un incident survenu à Dogomet, dans la préfecture de Dabola. « Notre délégué, présent dans la salle, s’est absenté quelques instants. À son retour, il a constaté que des représentants, y compris ceux du GMD, remplissaient des bulletins avant de les introduire dans l’urne en faveur du GMD. Lorsqu’il a protesté, on lui a répondu : “Nous n’en avons pas mis beaucoup, seulement cinq. Si tu veux, tu peux en ajouter dix pour le PADES.” Il a demandé l’annulation de l’opération, mais sa requête a été rejetée », rapporte-t-il.

Aboubacar Kaba reconnaît toutefois que certaines allégations restent à documenter. « Nous recevons de nombreux signalements, mais nous ne disposons pas encore, dans tous les cas, d’éléments probants », précise-t-il.

À Conakry également, le parti affirme que plusieurs de ses délégués ont été refoulés de bureaux de vote dans la commune de Lambanyi. « Au quartier Aéroport, à Lambanyi, notamment dans le bureau de vote n°1, notre délégué n’a pas été autorisé à accéder à la salle. Un autre cas similaire a été signalé à Waria, toujours dans la même commune », soutient-il.

Face à ces différents constats, le PADES entend emprunter les voies légales pour faire valoir ses droits. « Nous disposons de recours prévus par la loi. Pour l’instant, nous procédons à la collecte et à la documentation des faits avec les preuves disponibles. Le moment venu, le parti saisira les juridictions compétentes afin qu’elles se prononcent sur ces dysfonctionnements », a conclu Aboubacar Kaba.