Assainissement : « Nous devons enraciner la culture de la salubrité depuis les écoles », appelle Aboubacar Camara

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La gestion des déchets reste un défi majeur pour Conakry. Face à cette situation, le ministre de l’Assainissement, Aboubacar Camara, estime qu’une réponse durable passe nécessairement par un changement de comportement des citoyens. Il l’a fait savoir ce lundi 2 novembre 2026, à l’occasion du lancement du projet de réhabilitation environnementale de la décharge de Dar-Es-Salam.

Pour le ministre, les efforts de l’État ne pourront produire des résultats durables sans une véritable mobilisation collective. L’assainissement doit, selon lui, devenir une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics et les citoyens. « L’assainissement ne peut se reposer sur les seules interventions de l’État », a-t-il déclaré, avant d’insister sur la nécessité d’impliquer toutes les composantes de la société. « Il exige l’engagement des collectivités, des communautés, des entreprises et de chaque citoyen », a-t-il ajouté.

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Aboubacar Camara estime par ailleurs que cette prise de conscience doit commencer dès l’école. Il plaide pour une éducation aux bonnes pratiques afin d’inculquer aux plus jeunes le respect de l’environnement et des espaces publics. « Nous devons combattre les dépôts anarchiques, protéger nos espaces publics et enraciner la culture de la salubrité depuis les écoles ».

Dans cette dynamique, le ministre compte notamment sur les initiatives de son département, à travers l’Agence nationale de la salubrité publique (ANASP). Il cite entre autres les interventions de la brigade de salubrité, les campagnes de sensibilisation et les numéros verts destinés à faciliter les signalements. « La brigade de salubrité, les actions de sensibilisation et les numéros verts y contribueront. Mais la prévention se prolonge d’abord dans nos comportements quotidiens ».

Au-delà de la sensibilisation, la question du financement reste également au cœur des préoccupations. Le ministre estime indispensable de trouver un mécanisme durable pour soutenir l’ensemble de la chaîne de gestion des déchets : de la pré-collecte à la valorisation, en passant par la collecte, le transport et le tri. « Chaque maillon a un coût permanent que, malheureusement, le budget national ne peut porter seul », a-t-il expliqué.

Aboubacar Camara a enfin salué la résilience des habitants de Dar-Es-Salam ainsi que leur collaboration avec les équipes engagées dans les opérations sur le terrain.