Paulo Duarte : « Je préfère jouer mal et gagner tous les matchs que de bien jouer et perdre tous les matchs »

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À quelques jours de la double confrontation face à l’Érythrée, prévue les 12 et 16 novembre 2026 dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027, Paulo Duarte affiche clairement ses priorités : l’efficacité et la victoire.

Le sélectionneur du Syli national s’est exprimé ce lundi 2 novembre 2026, lors d’une conférence de presse consacrée à la publication de la liste des joueurs convoqués. L’occasion pour le technicien portugais de dévoiler son programme de préparation, mais aussi de préciser ce qu’il attend de son équipe à l’approche de ces deux rencontres.

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Interrogé sur l’organisation du stage, Paulo Duarte a expliqué que les préparatifs débuteront le 9 novembre, avec l’arrivée progressive des joueurs convoqués. « Notre programme de préparation est entre le 9 et le 17. On va débuter la première séance le 9 , qui va coïncider avec l’arrivée de tous les joueurs, qui pourra regrouper 10, 12 ou 13 joueurs. Parce que certains joueurs arrivent après leurs entraînements à 9 heures, 22 heures ou 23 heures. Donc le 9 novembre on va débuter le stage, les 10 et 11, on va faire deux séances, et le 12 novembre, on va jouer notre premier match face à l’Erythrée. Normalement, on va pratiquement s’entraîner encore les 13, 14 et 15 puisqu’on va voyager pour jouer face à l’Érythrée au stade du Caire (Égypte), considéré comme sa maison. Le temps de préparation est très court, mais en principe, tout va bien se passer et partir plus vite. »

Au-delà de la préparation, le sélectionneur a surtout tenu à clarifier sa philosophie. Pour lui, le beau jeu ne peut pas être une fin en soi si les résultats ne suivent pas. Face aux attentes des supporters et aux critiques sur les prestations du Syli, Paulo Duarte ne cache pas sa préférence : il veut gagner, avant tout.

« Je préfère la victoire. Car, je préfère jouer mal et gagner tous les matchs que de bien jouer et perdre tous les matchs comme on a joué en Sud Afrique. On a fait une grande deuxième. Normalement, on ne devrait pas partir là-bas et sortir sans aucun point. Une victoire psychologique ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est l’efficacité, c’est les buts et la victoire. Le deuxième match face au Kenya, un match qu’on a contrôlé mais l’adversaire , sauf les dernières 12 minutes ce n’est pas normal. »

Le technicien portugais ne renonce pas pour autant à l’idée de proposer un football plaisant. Il estime simplement que la qualité du jeu doit aller de pair avec les résultats. À ses yeux, une équipe bien préparée a davantage de chances de produire du jeu et de faire la différence. « Si on peut gagner avec un grand spectacle, c’est mieux. Quand on travaille on joue bien, quand on s’entraîne bien on joue bien et quand on s’entraîne mal, on joue mal. Gagner, c’est le principal, c’est pourquoi aujourd’hui on a appelé beaucoup de joueurs . »

Paulo Duarte a également insisté sur un aspect souvent moins visible du travail d’une sélection : tout ce qui se passe en dehors du terrain. Pour lui, la performance collective ne dépend pas uniquement des onze joueurs alignés au coup d’envoi. La gestion de la fatigue, la récupération, la charge de travail et la préparation physique sont autant de facteurs qui peuvent peser sur le résultat d’un match.

« Il y a les choses derrière la victoire, derrière les matchs de football que vous ne regardez pas . Mais moi , je suis obligé de regarder et de gérer. Parce qu’on les onze maillots règnent sur le terrain, ce ne sont pas seulement les maillots et les noms qui sont là. Derrière, il y a la fatigue, une semaine de travail, de préparation. J’espère qu’on va essayer de gagner et de bien jouer. Ça , c’est le principal pour le football et pour les supporters. »