Aliou Bobo Bah, plus connu sous le nom d’Aliou Saifoulaye, est décédé en détention le mardi 27 octobre 2026, selon un proche de la famille qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat.
Originaire de Boulléré, dans la sous-préfecture de Sangarédi, le jeune homme avait été arrêté à la suite d’un accident impliquant le véhicule de l’actuelle ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré, Directrice générale des élections au moment des faits. Depuis son interpellation, il serait resté en détention, malgré les démarches entreprises par sa famille pour obtenir sa libération et lui permettre de recevoir des soins psychiatriques.
« Je confirme la mort en détention d’Aliou Bobo Bah, connu sous le nom d’Aliou Saifoulaye, le mardi 27 octobre 2026. Il a été enterré vendredi dernier dans son village natal, à Boulléré, à côté de son père, décédé il y a un peu plus de 14 ans », confie le témoin.
Selon ce proche, les événements ayant conduit à son arrestation se sont produits alors que le jeune homme traversait une période psychologiquement difficile depuis la mort de son père. « Depuis le décès de son père, il était dépressif. Il lui avait été interdit de conduire. Par malheur, il a pris le véhicule d’un de ses amis et a percuté le véhicule de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Il sera ensuite mis aux arrêts », relate notre source.
Après son interpellation, le dossier aurait été transmis au parquet de Dixinn. Toujours selon le témoin, la famille a multiplié les démarches pour obtenir sa remise en liberté, estimant qu’il avait avant tout besoin d’une prise en charge psychiatrique. Ces tentatives seraient toutefois restées sans résultat.
Les circonstances dans lesquelles Aliou Bobo Bah a perdu la vie en détention demeurent, à ce stade, inconnues. Contactés par notre rédaction, le parquet de Dixinn et l’administration pénitentiaire n’avaient pas encore réagi au moment de la publication de cet article. Aucune communication officielle n’a, pour l’heure, été faite sur les causes de son décès.
Interrogée par notre rédaction, la ministre Djénabou Touré n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire. Elle nous a plutôt orientés vers les services de communication de son département. Ces derniers ont toutefois indiqué ne pas être en mesure de répondre, au motif que l’accident s’était produit à l’époque où elle occupait les fonctions de directrice générale des élections (DGE).
Notre rédaction a également tenté de joindre les services de communication de la DGE afin de recueillir leur version des faits. Malgré plusieurs appels et messages, ceux-ci n’ont pas donné suite à nos sollicitations au moment de la publication.

