Gbessia : Yarie Touré décède après des coups qui auraient été portés par son oncle

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Âgée d’une vingtaine d’années et diplômée en santé communautaire, Yarie Touré est décédée dans la soirée du mercredi 16 septembre 2026, dans la commune de Gbessia. Selon sa famille, son décès serait survenu quelques jours après une altercation au cours de laquelle elle aurait reçu des coups de la part de son oncle paternel.

Le père de la jeune femme, Aboubacar Sidiki Touré, affirme que sa fille a succombé aux conséquences des blessures qu’elle aurait subies. Il revient sur l’origine du conflit familial qui aurait précédé le drame.

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« Il y a deux semaines, ma sœur est venue dans ma famille et m’a insulté, père et mère. Je me suis déplacé pour lui dire que ce qu’elle faisait dans la famille n’était pas bon. Elle est ensuite retournée dans sa famille pour informer mon frère, l’imam Touré. Elle est également partie porter plainte contre moi au commissariat de Gbessia », raconte-t-il.

Convoqué au commissariat à la suite de cette plainte, Aboubacar Sidiki Touré dit s’y être rendu avec son épouse. C’est durant leur absence, affirme-t-il, que son frère serait venu au domicile familial et aurait agressé Yarie.

« Quand je suis parti avec ma femme, l’imam est venu terroriser la famille ici. Il a frappé ma fille. Les jeunes du quartier sont sortis et il a pris la fuite. Il est ensuite resté dans le quartier », témoigne le père.

Une rencontre familiale a par la suite été organisée afin de tenter de régler le différend. Selon Aboubacar Sidiki Touré, les membres de la famille ont échangé et sa sœur a été invitée à reconnaître ses torts et à présenter ses excuses.

« Mon oncle a dit qu’elle n’avait pas raison et qu’elle devait demander pardon à son frère. Quand ils m’ont demandé pardon, j’ai accepté. Ils ont également demandé à la défunte de demander pardon à sa tante, ainsi qu’à ma femme de présenter ses excuses à ma sœur. Mon oncle est ensuite parti. Pour lui, l’affaire était terminée. Mais ce jour-là, l’imam Touré n’était pas présent », poursuit-il.

Quelques jours plus tard, Yarie Touré serait sortie de la maison pour aller vendre ses marchandises dans le quartier. Selon le récit de son père, elle aurait été suivie par son oncle jusqu’au quartier Béhanzin, où une nouvelle altercation aurait éclaté.

« Le troisième jour, la défunte a pris ses marchandises pour aller vendre. Quand elle est sortie, l’imam l’a poursuivie. Ils sont allés jusqu’au quartier Béhanzin, près d’une école appelée Galema. Arrivé là-bas, il a donné un coup à ma fille. Elle était avec ses deux sœurs », affirme-t-il.

D’après la famille, l’état de santé de Yarie Touré s’est ensuite progressivement dégradé. Son père raconte qu’elle aurait commencé à présenter des signes inquiétants avant de sombrer dans le coma. « Depuis ce jour, la défunte ne s’est pas retrouvée. Avant-hier, elle avait pris ses produits, puis elle s’est couchée. Sa tante est venue la réveiller et lui a demandé si elle avait pris son petit-déjeuner. À partir de 15 heures jusqu’à hier à 22 heures, elle ne s’est pas retrouvée. Elle est finalement tombée dans le coma. C’est à 22 heures qu’elle a rendu l’âme », explique-t-il.

La famille de Yarie Touré demande désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort et réclame que « justice soit faite ».

Les accusations rapportées dans ce récit émanent de la famille de la défunte et devront être confrontées à la version de l’oncle qui pour l’instant est injoignable.