La Fédération Guinéenne de Football se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire. Prévue le 27 octobre prochain à Conakry, l’Assemblée générale extraordinaire et élective doit permettre d’élire le président, les vice-présidents et les membres du Comité exécutif pour les quatre prochaines années. Mais avant de prétendre diriger le football guinéen, encore faut-il remplir plusieurs conditions prévues par les textes de la FGF : nationalité, âge, droits civiques, antécédents judiciaires et éthiques, expérience dans le football et parrainage.
La course à la tête de la Fédération Guinéenne de Football est officiellement ouverte. La FGF a convoqué son Assemblée générale extraordinaire et élective au mardi 27 octobre 2026, à 10 heures GMT, à Conakry. Cette échéance doit permettre de mettre en place un nouveau Comité exécutif, après la vacance de plus de 50 % des postes au sein de l’instance dirigeante du football national.
Si les noms de potentiels candidats commencent déjà à circuler, l’accès à cette élection n’est pas ouvert à n’importe quel prétendant. Les Statuts de la FGF fixent notamment, dans leur article 34.4, plusieurs conditions d’éligibilité auxquelles les candidats doivent satisfaire.
Être Guinéen, résider en Guinée et avoir au moins 25 ans
Les premiers critères concernent l’identité et la résidence du candidat. Celui-ci doit être de nationalité guinéenne et résider de manière permanente sur le territoire de la République de Guinée. L’âge constitue également une condition clairement définie. Pour être candidat, il faut avoir au moins 25 ans révolus à la date de l’Assemblée générale élective.
Jouir droits civiques et ne pas avoir été condamné
Les textes exigent également que le candidat jouisse de ses droits civiques. À cette condition s’ajoute une exigence judiciaire : le prétendant ne doit pas avoir été définitivement jugé coupable dans une affaire criminelle ou délictuelle.
Une disposition qui place donc le parcours judiciaire des candidats parmi les éléments susceptibles d’être examinés lors de l’étude des dossiers.
Le critère lié à l’éthique sportive
L’éligibilité repose également sur des exigences en matière d’intégrité sportive. Selon les textes, un candidat ne doit pas avoir été jugé coupable d’une violation du Code d’éthique de la FIFA, de la CAF ou de la FGF au cours des cinq années précédant sa candidature.
Ce critère donne ainsi une importance particulière au parcours disciplinaire et éthique des différents prétendants à la tête du football guinéen.
Une expérience dans le football exigée
Autre condition majeure : le candidat doit avoir joué un rôle actif dans le football au cours d’au moins une des dix années précédant sa candidature.
Les Statuts citent notamment les fonctions de joueur, officiel ou mécène, sous réserve des exceptions prévues par les textes.
Autrement dit, la candidature ne repose pas uniquement sur la volonté de diriger la Fédération. Le prétendant doit également pouvoir justifier d’une implication active dans le football au cours de la période prévue par les Statuts.
Cette exigence pourrait notamment favoriser les dirigeants ayant déjà occupé des responsabilités au sein des clubs ou d’autres structures du football guinéen.
Cinq lettres de soutien pour accompagner chaque candidature
L’un des éléments importants dans la constitution du dossier concerne également le soutien des membres statutaires de la FGF. Chaque candidature doit être accompagnée de cinq lettres de soutien provenant de membres statutaires de la Fédération.
Cette disposition constitue un premier filtre institutionnel dans la course électorale : avant même de solliciter les suffrages de l’ensemble des membres habilités à voter, chaque prétendant doit donc obtenir le soutien requis pour faire valider sa candidature.
Le 27 octobre, une nouvelle étape pour le football guinéen
La prochaine Assemblée générale extraordinaire et élective revêt une importance particulière pour le football guinéen. Le congrès doit permettre d’élire le président, les vice-présidents et les membres du Comité exécutif pour un mandat de quatre ans.
Mais avant le vote, chaque prétendant devra d’abord franchir l’étape de l’éligibilité. La Fédération a d’ores et déjà indiqué que le processus électoral devra se dérouler dans le respect de ses Statuts, de son Code électoral et des autres textes réglementaires applicables.
À moins de deux mois du congrès, la première bataille se joue d’abord devant les organes électoraux chargés de déterminer qui remplit les conditions pour prendre les commandes de l’instance faîtière.

