La FEGUIFOOT au bord de la paralysie, le ministère des Sports entre en scène

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À la suite de la démission de Mamadou Alpha Hann, membre du Comité exécutif (COMEX), la Fédération guinéenne de football (FGF) est confrontée à une nouvelle crise institutionnelle. Face à cette situation, le ministère de la Jeunesse et des Sports a durci le ton dans un communiqué publié ce samedi, annonçant de nouvelles dispositions en vue d’une sortie de crise.

 

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Cette nouvelle crise administrative fait suite à la démission de Mamadou Alpha Hann, intervenue le 9 juillet dernier. À la suite de ce départ, le COMEX ne compte plus que six membres sur treize, soit un effectif inférieur à la moitié de sa composition initiale. Selon la FGF, cette situation entraîne la cessation des pouvoirs du Bureau exécutif jusqu’à la tenue d’une nouvelle Assemblée générale, appelée à se prononcer sur l’avenir du COMEX. S’appuyant sur l’article 36, alinéa 9 de ses statuts, la Fédération indique que cette situation impose la convocation d’une Assemblée générale extraordinaire dans les plus brefs délais statutaires.

Le ministère des Sports réagit

Face à cette nouvelle crise, le département dirigé par Cellou Baldé n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué publié ce samedi sur ses canaux de communication, le ministère de la Jeunesse et des Sports affirme avoir pris acte de la cessation des pouvoirs du COMEX.

Le ministère indique qu’il entend « assumer pleinement les responsabilités qui lui sont conférées par les lois et règlements de la République » et précise qu’il « usera de toutes les prérogatives relevant de ses compétences pour préserver l’intérêt du football guinéen ».

Le communiqué ajoute également que « le département prendra, en temps opportun, toutes les dispositions qu’il jugera nécessaires et appropriées, dans le strict respect des lois de la République, des statuts de la FGF ainsi que des règlements de la FIFA et de la CAF ».

Ingérence des gouvernements dans les fédérations sportives : que disent les textes de la FIFA et de la CAF ?

Les Statuts de la FIFA et de la Confédération africaine de football (CAF) consacrent le principe de l’autonomie des fédérations nationales. L’article 19 des Statuts de la FIFA dispose notamment que les associations membres « gèrent leurs affaires de manière indépendante et sans influence indue de tiers », tandis que l’article 11 des Statuts de la CAF réaffirme ce principe en exigeant que les fédérations membres exercent leurs activités en toute indépendance et conformément à leurs propres statuts.

En cas d’ingérence avérée, la FIFA peut prononcer des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de la fédération concernée. Dans certaines situations, elle peut également décider de la mise en place d’un comité de normalisation (CONOR), comme ce fut le cas en Guinée en 2021. La FIFA précise toutefois que chaque situation est examinée au cas par cas afin de déterminer si l’autonomie décisionnelle de la fédération a effectivement été compromise.

À ce stade, il n’est pas établi que les annonces du ministère constituent une ingérence au sens des Statuts de la FIFA ou de la CAF. L’appréciation d’une éventuelle violation de ces textes relève exclusivement des instances internationales, qui examinent chaque situation au regard des faits et des mesures effectivement mises en œuvre.