Nouvelles régions et préfectures : « le président devrait encore aller plus loin », estime Cheick Traoré

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Le nouveau découpage administratif engagé par les autorités guinéennes, avec notamment l’érection de Beyla et Siguiri en régions administratives et la création de onze nouvelles préfectures, continue de susciter des réactions dans la classe politique. Le président de l’UPAG Les Patriotes, Cheick Oumar Traoré, salue cette réforme et estime que les autorités devraient poursuivre dans cette direction.

S’exprimant lors d’un point de presse ce week-end à Conakry, l’acteur politique a rappelé que son parti défendait déjà une réforme de l’organisation administrative du pays avant l’arrivée du CNRD au pouvoir en septembre 2021. « En ce qui concerne le découpage administratif, nous pensons d’ailleurs que le président devrait encore aller plus loin », a-t-il déclaré, rappelant que son engagement politique et celui de son parti ne sont pas liés à l’exercice d’une fonction publique.

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« Bien avant 2021, on a un programme, on a une vision pour la Guinée. Nous avons dit que ce qui a été fait avant-hier, c’était vraiment nécessaire et il fallait même aller au-delà », a-t-il ajouté.

Pour Cheick Traoré, l’évolution démographique et économique de certaines localités impose également une adaptation de l’organisation administrative du territoire. « Le découpage que nous connaissons dans le passé et ce qu’on a aujourd’hui, il y a un écart, il y a une évolution », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’adaptation du découpage administratif peut permettre à l’État de mieux prendre en compte les réalités locales. « Si aujourd’hui, l’État essaie d’amener le niveau administratif à un certain niveau jusqu’à transformer certaines préfectures en administrations, je crois que c’est pour de bonnes raisons », a-t-il soutenu.

Le président de l’UPAG Les Patriotes cite notamment le cas de Beyla, appelée à devenir une région administrative, en raison notamment des projets de développement qui y sont annoncés. « Par exemple, Beyla, il y a plusieurs projets qui sont en cours à ce niveau-là. Ça va contribuer forcément au développement de la localité », a-t-il estimé.

Il a également évoqué le cas de Sinko, qu’il considère comme suffisamment développée pour accéder au statut de préfecture. « Certaines préfectures qui sont très grandes, déjà, le cas spécifique de Sinko aujourd’hui, devrait être absolument une préfecture. Ça, je l’ai dit bien avant aujourd’hui », a-t-il affirmé.

Cheick Traoré estime que le développement de cette localité justifie son changement de statut administratif. « Pour ceux qui ont fait un temps à Sinko, Sinko a tendance aujourd’hui à être beaucoup plus épanouie, beaucoup plus développée aujourd’hui que la préfecture même qui la gouverne », a-t-il ajouté.

Pour lui, la réforme doit ainsi permettre à l’administration de mieux répondre aux réalités locales et d’accompagner le développement des différentes zones du pays. « C’était bien entendu normal, en tenant compte des autres réalités, que ce qui a été fait puisse être effectué pour que notre pays puisse atteindre un autre niveau de développement », a-t-il conclu.