Malgré des réserves sur l’inclusivité du processus et des coûts de participation jugés prohibitifs, le parti de Dr Ousmane Kaba confirme sa présence aux prochaines législatives et communales du 24 mai 2026. Une stratégie de présence ciblée pour pallier les « blocages » actuels.
Le Parti des démocrates pour l’espoir (PADES) ne pratiquera pas la politique de la chaise vide. Ce vendredi 27 mars 2026, Aboubacar Kaba, alias « Big-up », responsable de la communication digitale du parti, a levé le voile sur les ambitions et les frustrations de sa formation à l’approche des scrutins couplés du 24 mai.
Pour le PADES, la participation électorale n’est pas une option, mais une raison d’être. Aboubacar Kaba a ainsi réitéré la ligne directrice du parti : « Un parti politique est créé pour conquérir le pouvoir (…) et on ne peut y parvenir en renonçant aux élections. »
Une détermination qui se heurte pourtant à une réalité logistique complexe. Si la mobilisation interne est estimée à 80 %, le dépôt officiel des candidatures se fait attendre. En cause ? Des « blocages administratifs » et une ingénierie documentaire particulièrement lourde pour les prétendants aux sièges de députés et de conseillers communaux.
Au-delà de la paperasse, c’est le coût du ticket d’entrée qui cristallise la colère du parti. Avec des cautions fixées à 35 millions de GNF pour les communales et 100 millions pour les législatives, le PADES dénonce une dérive mercantiliste de la vie politique. « C’est excessif. Les partis politiques ne sont pas des entreprises », martèle le porte-parole.
Ces barrières financières contraignent le parti à revoir ses ambitions géographiques à la baisse. Faute de moyens pour couvrir l’ensemble du territoire, le PADES mise sur une stratégie de précision :
Législatives : Une liste nationale de 49 députés sera soumise.
Communales : Une présence confirmée dans trois ou quatre communes stratégiques.
Uninominal : Des candidatures sélectives en fonction de l’accompagnement financier possible.
Le constat dressé par Aboubacar Kaba est amer : le cadre actuel manquerait de concertation. En déplorant que « les partis politiques n’ont pas été associés », il pointe du doigt un risque d’exclusion de fait pour de nombreuses formations.
Pour le PADES, la réussite de cette transition démocratique repose désormais sur un sursaut des autorités : « Il faut que le système soit transparent (…) qu’il soit équitable et juste face à tous les concurrents », a-t-il conclu. Si la participation est actée, elle reste, dans l’esprit des cadres du parti, conditionnée à l’évolution d’un climat électoral qu’ils espèrent voir s’apaiser.

