Au 18ᵉ jour de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, le président français, Emmanuel Macron, s’est exprimé ce mardi 17 mars 2026 en marge d’un conseil de sécurité et de défense à l’Élysée. Il a commenté l’appel lancé par le président américain Donald Trump en faveur d’une coalition destinée à « libérer » le détroit d’Ormuz.
Dans une déclaration ferme, Emmanuel Macron a rappelé la position diplomatique de la France : « Nous ne sommes pas partie prenante au conflit. Et donc, jamais la France ne prendra part à des opérations d’ouverture ou de libération du détroit d’Ormuz dans le contexte actuel. »
Le président a toutefois laissé la porte ouverte à une implication future une fois les hostilités terminées : « En revanche, nous sommes convaincus qu’une fois la situation plus calme, et j’insiste sur le fait que ce terme est suffisamment large, une fois que le calme sera revenu, c’est-à-dire une fois que les bombardements auront cessé. Nous sommes prêts, avec d’autres nations, à prendre la responsabilité. »
Emmanuel Macron a précisé que cette participation éventuelle ne serait pas militaire : « Mais il s’agit d’un travail politique et technique d’envergure, impliquant tous les acteurs du transport maritime, des assureurs et les opérateurs que nous devons mobiliser. »
Rappelons que la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran au début du conflit a provoqué une forte hausse du prix du pétrole. Ce mardi 17 mars 2026, le cours du Brent s’établissait à 102,58 dollars le baril au moment de la publication de cet article.
