Le verdict est tombé au Tribunal de première instance de Labé, mettant un terme au procès des sept collégiennes poursuivies dans l’affaire dite de la « bastonnade collective », survenue au début du mois de février.
Ouverte le lundi 2 mars, l’audience portait sur des faits de coups et blessures volontaires ainsi que de diffusion de données attentatoires à la dignité humaine.

Selon le procureur du Tribunal pour enfants de Labé, Moussa Camara, le Tribunal a requalifié les faits en coups et blessures volontaires, déclarant les prévenues coupables de cette infraction.
L’une d’entre elles a également été reconnue coupable d’atteinte à la vie privée pour avoir procédé à un enregistrement audio. Les sept mineures ont, par ailleurs, été déclarées coupables de diffusion de données de nature à porter atteinte à l’ordre et à la sécurité publics ou à la dignité humaine.
S’agissant des peines, six des prévenues ont écopé de six mois d’emprisonnement assortis de sursis, ainsi que d’une amende de 300 000 francs guinéens chacune. Le Tribunal a également ordonné la confiscation des téléphones ayant servi à la commission des infractions et prononcé une interdiction d’accès aux réseaux sociaux jusqu’à leur majorité.
La septième mineure a été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis. Elle est soumise aux mêmes mesures complémentaires, notamment la confiscation de son téléphone et l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux.