Arrestations arbitraires et enlèvements : Dr Abdoulaye Diallo interpelle les autorités guinéennes

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Le président du parti Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD), Dr Abdoulaye Diallo, se dit préoccupé par la multiplication des arrestations extrajudiciaires enregistrées ces derniers temps en Guinée. Selon lui, l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 devait ouvrir la voie à une gouvernance plus démocratique et à un climat politique apaisé.

Dans un entretien accordé à Guinée360, l’acteur politique a vivement critiqué la gestion actuelle du pays, estimant que le début du mandat du président Mamadi Doumbouya n’apporte pas les changements espérés par une partie de la population. « Moi, je n’ai vu aucun changement dans leur manière de travailler », a-t-il déclaré, dénonçant une insécurité qu’il juge de plus en plus préoccupante.

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Dr Abdoulaye Diallo a notamment évoqué la persistance des enlèvements, des tueries et des arrestations arbitraires dans le pays. « Les kidnappings continuent, les tueries continuent, les arrestations arbitraires continuent. Tout cela ne devrait pas se produire après l’élection d’un président choisi par plus de 87 % des Guinéens. Il devrait plutôt y avoir une accalmie et une vie plus démocratique », a-t-il regretté.

S’il affirme ne pas accuser directement les autorités d’être responsables des enlèvements signalés dans le pays, le leader du MSD estime toutefois que le gouvernement a l’obligation d’assurer la sécurité des citoyens et de faire toute la lumière sur les cas dénoncés. « Je n’ai pas dit que c’est le régime qui tue ou qui kidnappe. Mais le régime doit assurer la sécurité de la population, faire en sorte que les Guinéens se sentent en sécurité et apporter des réponses sur les cas d’arrestations arbitraires. S’ils sont incapables de le faire, cela signifie que l’équipe ne travaille pas et que les choses ne fonctionnent pas. Dans ce cas, ils devraient démissionner », a conclu Dr Diallo.

Cette sortie du président du MSD intervient dans un contexte marqué par plusieurs dénonciations de cas d’enlèvements et d’arrestations jugées arbitraires par des acteurs politiques et des organisations de défense des droits humains en Guinée.