Candidat malheureux à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, le président du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD) ne semble pas affaibli. Il affirme sa volonté de s’engager dans les prochaines batailles électorales, notamment les législatives et communales prévues le 24 mai prochain, et appelle à la neutralité de l’administration.
Joint par Guinee360 ce lundi 23 février 2026, Abdoulaye Kourouma a clarifié la position de son parti, réitérant sa détermination à participer aux scrutins. « Le RRD se réjouit de la date et il promet de participer aux élections à venir. Et il félicite le Président de la République d’avoir donné une date qui va nous sortir définitivement de cette transition », a-t-il déclaré, appelant à la mobilisation citoyenne et à l’engagement dans ce qu’il qualifie de « rendez-vous démocratique ».
En attendant le début des campagnes, le leader politique a exhorté les acteurs politiques à élever le niveau du débat. « Nous demandons à chaque parti politique et à chaque candidat indépendant et le prétendu candidat en face de présenter des bons cadres, des patriotes, de ne pas vraiment prendre l’Assemblée comme un lieu de théâtre. Et c’est là que se trouve la colonne vertébrale du fonctionnement de l’État. C’est là où sont discutées les lois et les projets de l’État », a-t-il insisté.
S’agissant de l’aspect organisationnel, Abdoulaye Kourouma, bien qu’il reconnaisse les défis des précédents scrutins, se montre confiant. « À partir du moment où la victoire est instruite, l’échec est instruit, nous venons de sortir d’une élection présidentielle. Nous connaissons des années en retard et nous allons nous battre pour améliorer et aborder ces questions électorales par la grâce de Dieu », a-t-il expliqué.
En outre, le leader du RRD plaide pour la neutralité de l’administration dans l’organisation des élections. « Il faut toujours accepter que l’administration soit neutre dans l’organisation des élections. Il ne faut pas que ça soit comme le passé. Parce que par endroits, il y avait des administrateurs locaux comme les sous-préfets, les préfets qui sont impliqués dans l’organisation des élections présidentielles. Pas en tant que organisateurs, mais ils influencent la population à la base, leur donnant les mots d’ordre d’élection et ainsi de suite, de vote ainsi de suite », a-t-il lancé, invitant le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation à redoubler d’efforts pour garantir cette neutralité.



