Pour tenter d’aplanir les divergences au sein de l’intersyndicale de l’éducation — composée de la FSPE, du SLECG et du SNE élargi au SNAESURS — le président du Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG) a réuni les protagonistes autour d’une table de discussion. L’objectif : apaiser les tensions et favoriser un retour à l’unité.
À l’issue de la rencontre, le porte-parole de l’intersyndicale, Aboubacar Diesto Camara, a salué l’initiative de la société civile, tout en soulignant l’urgence de préserver l’unité d’action syndicale.
« La société civile nous a exprimé sa préoccupation face aux grèves. Elle a joué pleinement son rôle d’alerte et de proposition. Nous avons réaffirmé notre attachement à l’unité, indispensable pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs », a-t-il déclaré.
Camara a cependant rappelé que toute décision reste conditionnée aux orientations de la base. Les syndicats attendent désormais que la société civile engage des discussions avec le gouvernement pour connaître les propositions susceptibles de répondre à leurs revendications.
« Même à 23 heures, si l’on nous convoque pour nous présenter une offre correspondant à notre mandat, nous répondrons présents dans un esprit de paix », a-t-il ajouté.
Selon lui, lever l’avis de grève sans aucune avancée serait perçu comme un “sacrifice” des responsables syndicaux.
«Nous maintenons la grève mais nous ouvrons aussi nos portes pour la nuit d’aujourd’hui… », a-t-il martelé.
De son côté, Gabriel Haba, président du CNOSCG, a insisté sur la nécessité d’éviter une dégradation supplémentaire du climat éducatif, déjà fragilisé.
« Nous sommes en période électorale. Aucune instabilité ne doit être alimentée, ce n’est bon ni pour la nation, ni pour les élèves, ni pour les enseignants », a-t-il averti.
Haba affirme que la société civile mobilisera toutes ses ressources pour amener le gouvernement à formuler des concessions permettant de lever rapidement le mot d’ordre de grève.
Il a également appelé l’ensemble des leaders syndicaux — y compris ceux absents de la rencontre — à rejoindre l’effort de cohésion.


