Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) connaît une nouvelle zone de turbulences. Après avoir officiellement pris ses distances avec le préavis de grève lancé par le SNE et le FSPE, la direction du syndicat a réuni ce samedi ses membres à son siège pour expliquer les raisons de ce retrait. Mais à la sortie de la réunion, la situation a dégénéré : une bagarre a opposé des enseignants favorables à la grève et ceux qui s’y opposent.
L’altercation s’est déclenchée après qu’un professeur de français, contractuel, a accordé une interview aux journalistes. Dans son intervention, il a dénoncé la stagnation des discussions avec les autorités et exprimé sa frustration.
“Nous vivons dans l’extrême précarité. Concrètement, les lignes ne bougent pas. On ne comprend rien dans ces négociations, c’est de l’ambiguïté. Nous ne sommes pas séduits par les arguments avancés par le général Aboubacar Soumah. Avec le SNAESURS, on a vu, le gouvernement a signé après une journée de grève. Nous ne sommes pas contents de ce qui se passe dans la salle de négociation. C’est comme s’il y a deux Aboubacar Soumah en l’entendant s’exprimer. Il devrait, pour la cause et la souffrance des enseignants, participer et suivre ses amis syndicalistes. Mais on a compris, ils sont en train de l’amadouer pour diviser l’intersyndicale afin de maintenir les enseignants dans la précarité.”
À sa sortie, le contractuel a été violemment pris à partie par des enseignants opposés au mouvement de grève initié par le SNE et le FSPE. Les échanges verbaux se sont rapidement transformés en affrontement physique, avant que plusieurs personnes n’interviennent pour mettre fin à l’incident.

