La Guinée fait face à une recrudescence alarmante des accidents impliquant des motos, un moyen de déplacement devenu omniprésent dans les zones urbaines comme rurales. Selon les autorités, l’usage massif des deux-roues, souvent sans équipement de protection ni formation adéquate, constitue aujourd’hui un enjeu majeur de sécurité routière.
À l’occasion du lancement officiel, ce samedi 29 novembre 2025, du processus d’obtention du permis de conduire biométrique pour motos (catégories A et A1), le ministère des Transports a présenté un bilan préoccupant de l’année 2024.
Les chiffres clés de 2024 :
3 200 accidents liés aux motos
1 105 décès, 1 980 blessés graves et 715 cas d’invalidité permanente
65 % des patients admis dans les services de traumatologie d’Ignace Deen, Donka et de l’hôpital Sino-Guinéen sont des victimes d’accidents de la circulation
Les 18–35 ans, population active et principal soutien financier de nombreuses familles, sont les plus touchés, 12 millions GNF : coût moyen d’une hospitalisation pour accident grave, sans compter les pertes de revenus ni les séquelles durables.
Face à cette situation dramatique, les autorités estiment que l’introduction du permis de conduire biométrique constitue une étape essentielle pour réduire les risques sur les routes.
Ce dispositif vise à mieux former les conducteurs de motos, à renforcer le contrôle routier et, à terme, à sauver des vies.



