Contrairement à d’autres acteurs politiques qui ont manifesté leur intérêt pour les élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain, le vice-président de l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD), Édouard Zoutomou Kpoghomou, fustige ce qu’il qualifie de « pièce de théâtre chorégraphiée ».
Dans un entretien accordé à Guinee360, le président de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP) a affirmé que l’organisation de ces scrutins « est juste la continuation d’une pièce de théâtre chorégraphiée par le CNRD depuis le 5 septembre 2021 ».
Selon lui, cette programmation « sans surprise intervient une fois que tout a été finalisé dans le grand schéma d’instauration d’un pouvoir satanique en Guinée, après avoir tordu le cou à une démarche juste, consensuelle et respectueuse des normes sociétales, après avoir poussé l’élite intellectuelle, devenue chroniquement irresponsable, à renier sa dignité et le droit à la liberté et aux choix qui en découlent, et après avoir imposé une dictature militarisée en Guinée ».
Proche collaborateur de Cellou Dalein Diallo, Édouard Zoutomou soutient que la démocratie appelle à la pluralité des alternatives et des opinions, « et non au choix forcé de la pensée unique ». Il rappelle : « Les gens de ma génération se souviennent de l’époque du parti-État sous le premier régime, lorsque la confiance au sein même des familles volait en éclats face aux méthodes utilisées. Pour tous les patriotes qui se battent pour l’avènement d’un meilleur système de gouvernance démocratique en Guinée, notre devoir est de continuer à lutter dignement afin de permettre à tous les Guinéens de jouir des bienfaits d’une démocratie véritable, qui reste et demeure le meilleur système de gestion d’une nation et des valeurs humaines, matérielles et immatérielles qu’elle renferme. »
Au sein de l’ANAD, indique-t-il, des consultations virtuelles seront prochainement initiées afin de définir les mesures à prendre. « À l’UDRP, des consultations sont également engagées pour contrer la dérive satanique actuellement en gestation dans notre pays, sous le vernis mensonger, trompeur et démagogique d’une démocratie de façade », a-t-il conclu.



