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Bokar Biro Ture : « Stokly est un patrimoine guinéen, mais peu connu en Guinée »

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Vingt ans après sa mort à Conakry, Stokly Carmichael, rebaptisé Kwame Ture, a reçu les hommages de la Guinée et de plusieurs panafricanistes, ce samedi 24 novembre 2018 à l’occasion de l’exposition organisée sur sa vie de combattant pour les droits des Noirs. Son fils, Bokar Biro Ture motive l’organisation de cette exposition par le fait que les Guinéens ne le connaissent pas assez alors qu’il reste un « patrimoine guinéen ».

 

Ce samedi 24 novembre 2018, les fils de Kwame Ture, Bokar Biro et Alpha Yaya, ont organisé une expédition sur la vie de leur père. En marge de cette cérémonie, Bokar Biro s’est dit choqué de voir que son père a de l’influence ailleurs alors qu’il n’est pas assez connu en Guinée où il est mort le 15 novembre 1998 : « En voyageant beaucoup, on se rend compte que Kwame Ture est très connu ailleurs. Récemment, j’étais au Brésil. Ça m’a choqué de voir le nombre de personnes qui étaient influencées par lui et que malheureusement, il n’est pas assez connu en Guinée. »

C’est donc pour inverser cette situation que cette exposition a été organisée : « Donc on veut changer cette donne. Il fait partie du patrimoine guinéen et il faut que les Guinéens, surtout la jeunesse guinéenne sachent que ce pays a, surtout dans les années 60, 70, une époque où on criait partout dans le monde, recevait des personnes venant des quatre coins du globe pour rejoindre les mouvements de libération qui étaient là. »

Quant à Elie Kamano, il estime que les jeunes doivent perpétuer le combat qu’ont mené Kwame Ture et son épouse Miriam Makéba en luttant contre la suprématie des dirigeants noirs sur leurs peuples : « Stokly est un combattant pour les droits de l’homme, surtout pour les droits des Noirs. Il a épousé une panafricaniste qui combattait dans son pays l’Apartheid. Donc aujourd’hui cela doit nous amener nous les jeunes à prendre la relève du combat qui a été mené par ces hommes à leur temps, parce que les époques sont différentes, mais nous avons aussi devant nous des situations similaires. Parce qu’avant ils se battaient contre l’impérialisme, la suprématie blanche face à la domination noire. Alors aujourd’hui, nous nous battons contre la suprématie des dirigeants noirs face à un peuple bâillonné. Donc je pense que c’est dans la même lancée que nous devons nous inscrire nous les jeunes activistes et militants des droits de l’homme. C’est comme ça que je vois cette commémoration. »

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