Les résultats du Baccalauréat unique, session 2026, mettent en lumière une progression remarquable des jeunes filles parmi les meilleurs candidats du pays. En sciences expérimentales comme en sciences sociales, elles se sont illustrées en occupant les premières places du classement national, avec une présence inédite parmi les cinq meilleurs lauréats de la République. Une avancée significative comparée à la session 2025, où une seule jeune fille figurait dans ce prestigieux classement.
À seulement 18 ans, Golinskaya Aicha Lilya s’est classée première de la République en sciences expérimentales, une filière longtemps considérée comme le bastion des garçons. En sciences sociales, Gobou Flora Bimou, âgée de 17 ans, a également décroché la première place nationale.
Dans cette même série, deux autres jeunes filles se sont également distinguées. Mamadama Aminata Condé a terminé troisième de la République, tandis qu’Aminatou Diallo partage cette troisième place ex æquo, confirmant la forte percée des filles parmi les meilleurs candidats de cette filière.
Ces performances ont été saluées par Hadja Adama Sow, présidente de la Fédération guinéenne des parents d’élèves et amis de l’école (FEGUIPAE), qui y voit un signal fort en faveur de la promotion de l’excellence féminine, notamment dans les filières scientifiques.
« Je félicite et j’encourage les lauréates de cette session qui se sont distinguées en figurant parmi les cinq premiers de la République, notamment ces deux jeunes filles arrivées premières en sciences expérimentales et en sciences sociales. Cela prouve une fois de plus que lorsqu’on a la volonté, on peut réussir. Ce ne sont pas seulement les hommes qui peuvent exceller. Les femmes aussi peuvent obtenir les mêmes résultats », a-t-elle déclaré.
La présidente de la FEGUIPAE estime que le sacre de la première de la République en sciences expérimentales démontre que les stéréotypes associant les sciences aux seuls garçons n’ont plus leur place. Pour elle, les résultats enregistrés cette année constituent une preuve éloquente que les jeunes filles ont toute leur place dans les disciplines scientifiques.
« Il faut que les filles acceptent de se perfectionner et d’étudier. D’ailleurs, lorsqu’on examine les listes des admis dans les différentes préfectures, on constate que beaucoup de filles ont réussi en sciences mathématiques. Je les encourage donc à ne pas fuir les sciences exactes. Avec de la volonté et l’accompagnement des parents, elles peuvent parfaitement réussir », a-t-elle insisté.
Pour Hadja Adama Sow, les parcours de Golinskaya Aicha Lilya, Gobou Flora Bimou, Mamadama Aminata Condé, Aminatou Diallo, ainsi que ceux des autres jeunes filles figurant dans le Top 10 national, doivent servir d’exemple à toute une génération.
Selon elle, ces résultats démontrent qu’avec de la détermination, un encadrement de qualité et le soutien des parents, les jeunes filles sont capables de rivaliser avec les garçons et de s’imposer parmi l’élite scolaire guinéenne, contribuant ainsi à briser les préjugés et à promouvoir une éducation plus inclusive.

