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Procès du 28 sept : Dadis explique enfin le drame du camp Koundara

Par Guinee360
25 janvier 2023 à 15:00
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Procès du 20 sept : Dadis explique enfin le drame du camp Koundara

Procès du 20 sept : Dadis explique enfin le drame du camp Koundara

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Le procès du 28 septembre 2009 se poursuit ce mercredi 25 janvier 2023 au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la Cour d’appel de Conakry. Après quinze jours passés à la barre, l’interrogatoire de l’ancien président de la transition, le Capitaine Moussa Dadis Camara a pris fin ce mercredi. Mais avant, l’ex homme fort de la Guinée est revenu largement sur les atrocités du Camp Koundara actuel Camp Makambo où son aide de Camp avait tiré sur lui.

Depuis le début de sa comparution, le capitaine Dadis avait estimé que la tentative d’assassinat dont il a été victime fera l’objet d’une plainte à part entière. Par conséquent il ne parlerait pas de cette affaire devant le tribunal criminel de Dixinn.

Son avocat, me Jocamey Haba a invité le capitaine Dadis Camara a donné sa version de faits qui est en contradiction avec celle de Toumba. A la question, par quels mots vous êtes adressés à votre aide de camp quand vous êtes arrivé au camp Koundara ? Dadis Camara a expliqué comment Toumba a tiré sur lui. « C’était mon petit. Quand je suis arrivé, il n’y a pas eu d’honneur. Moi-même je l’ai dit : je peux rentrer ici sans les honneurs ? Et comme il était assis de l’autre côté, je suis allé vers lui. Je dis mais qu’est-ce vous êtes en train de faire ? Ce que vous faites n’est pas bon. C’est dans ce contexte on est resté, feu Joseph Makambo n’était même pas dans le cortège, c’est quand il a appris que je me suis dirigé vers Koundara il est venu. Je n’ai pas besoin de mentir sur cet homme (Toumba ndlr) la façon dont il portait son béret puisque dans l’armée le port du béret est réglementé, c’est là que j’ai dit mais comment vous portez le béret ? Je voulais arranger son béret qui était dans une telle position, est tombé. Quand cela s’est passé, il a repris son béret. Je dis lève-toi on va aller au camp Alpha Yaya. Ce que vous êtes en train de faire c’est pas bon. Au même moment, je vois une discussion qui tramait derrière moi. Je tourne, je vois feu Joseph Makambo qui avait pris la main de feu Bégré qui a un pistolet. Je dis qu’est-ce qui se passe ? Il dit non, Monsieur le président vous ne pouvez pas discuter avec Toumba et lui, il sort le revolver. Alors quand j’ai compris, j’ai eu un reflex. Je dis non laisse le s’il veut faire quelque chose. J’ai banalisé… Toumba s’est levé, en toute sincérité, il n’a pas réagi. On a commencé à aller. La seule chose qu’il m’a dite, monsieur le président vous savez je suis votre petit sûr. Je dis allons-y au camp. À peine qu’on arrive juste au bureau de feu Bégré, il me dit on va rentrer au bureau, je dis non, je ne peux pas rentrer dans un tel bureau. Allons au camp, on marchait. Vous savez quand vous marchez avec quelqu’un dès qu’il s’arrête, vous vous rendez compte. Dès que j’ai constaté qu’il s’est arrêté, j’ai tourné la tête. Ce fut un coup de feu, pas plus de deux mètres », a expliqué Capitaine Moussa Dadis Camara.

Poursuivant, il ajoute que « quand feu Joseph Makambo a vu ça, c’est en ce moment qu’il est venu parce qu’il a compris que je suis à terre et que le tir a été effectué. Mais dans tout ça je ne pouvais pas me retrouver. C’est juste le jeune Mansaré qui venu. Il a dit Monsieur le président, j’ai répondu. Il me dit je vais te sauver. Je ne sais même pas comment ce jeune m’a extirpé pour m’envoyer à quelque trente mètre de là où les événements se passaient. Pendant ce temps, feu Joseph Makambo était en train de lutter avec son équipe. Ceux qui sont venus m’accompagner c’est après dans les explications, j’ai compris qu’ils n’ont pas réagi. La seule chose que j’ai dite, envoyez-moi au camp Samory. Mon reflex c’était quoi ? Je me suis dis si je reste ici et qu’ils lancent de grenades… Je ne sais même pas comment le cheminement a été fait du camp Samory, le traitement a été fait et puis l’hélico est venu me transporter pour la base aérienne. De la base aérienne, je suis venu dans un véhicule, moi-même j’ai marché pour rentrer dans mon bureau. »

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