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Resco Camara au TPI de Dixinn: « C’est mes bienfaits qui m’ont conduit ici »

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Le procès contre le général Nouhou THIAM et le commandant Sékou Resco CAMARA s’est poursuivi, ce lundi 23 avril 2018, au tribunal de première instance de Dixinn. Après une demande d’annulation de la procédure judiciaire contre les deux accusés par les avocats de la défense, les débats se sont enfin ouverts.

Dès au début de l’audience, les avocats de la défense ont introduit des requêtes sur l’annulation de la procédure judiciaire, pour non saisine du tribunal criminel, illégalité de la plainte des ONG (OGDH, FIDH), mais aussi l’absence d’une autorisation de juger ces hauts gradés de l’armée, délivrée par le président de la République.

Après d’houleux débats entre la partie civile et défense, le président du tribunal a rejeté la demande de la défense et ordonné l’ouverture des débats. Une ouverture qui fait revivre des faits lointains (23 octobre 2010), mais toujours vivants pour ces différents protagonistes.

Accusés de racisme, d’ethnocentrisme, de régionalisme, crime et délit dans l’exercice de ses fonctions, le commandant Resco, premier accusé entendu à la barre, commence par déclarer: « Nus ou pas nus, ça c’est pas mes attributions. Mon rôle c’est de les libérer« .  Cette libération, le commandant parle des 17 jeunes arrêtés, après l’attaque du cortège du président de la transition, Sékouba Konaté, en banlieue de Conakry (Hamdanlaye), avant d’être conduit à l’escadron mobile Nº2, où ils seront victimes de violences physiques et verbales.

« C’est mon devoir d’assurer la sécurité de mes citoyens. J’ai pu sécuriser la capitale pendant qu’il y avait des tensions. Je suis allé les voir, je les ai vus, j’ai demandé au président de les libérer. Ils ont été libérés, c’est tout ce que je sais« , renchérit le gouverneur d’alors, à la question du président du tribunal, sur son implication dans le dossier.

Adoptant la méthode de négation, cet officier de l’armée affirme: « C’est mes bienfaits qui m’ont conduit ici aujourd’hui« . « J’ai aidé à libérer les enfants, je suis dans mon rôle de protéger mes citoyens, le reste je n’en sais rien« , dit-il, en réponse à la question du président du tribunal sur sa réaction, face à l’état dégradant où il a trouvé des jeunes détenus.

Après 3h de débats entre l’accusé, le président du tribunal et les autres parties, l’audience a été suspendue, pour être renvoyée au 25 juin prochain.

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