Devant les cadres de son département et les partenaires techniques et financiers, ce mercredi 21 octobre 2026 à Conakry, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a présenté les priorités de son département pour les cinq prochaines années. C’était à l’occasion du lancement de l’atelier de validation du Programme de réformes des finances publiques (PREFIP) 2026-2030.
La mobilisation des ressources nationales, l’amélioration de la qualité des dépenses publiques et le suivi des performances constituent les principaux axes qu’elle entend privilégier. Pour la ministre, l’enjeu est désormais de traduire les réformes engagées en résultats concrets. « Pour les cinq prochaines années, notre défi n’est pas seulement d’engager des réformes. Il est de les achever, de les généraliser et, surtout, d’en mesurer les résultats. C’est précisément l’ambition du PREFIP 2026-2030 », a-t-elle déclaré.
Mariama Ciré Sylla a ensuite détaillé les priorités qu’elle souhaite voir guider l’action publique. La première porte sur la mobilisation accrue des ressources nationales, à travers notamment l’élargissement de l’assiette fiscale, la réduction des pertes de recettes, la rationalisation des exonérations et une meilleure valorisation des ressources minières et du patrimoine public.
« Il ne s’agit pas simplement de prélever davantage, mais de collecter mieux, de manière plus équitable et plus efficace, tout en améliorant l’utilisation des ressources mobilisées. Chaque recette perdue représente une opportunité de développement manquée », a-t-elle souligné.
Au-delà de la mobilisation des recettes, la ministre estime que leur utilisation doit également faire l’objet d’une attention particulière. Elle a ainsi insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité de la dépense publique, notamment à travers une programmation budgétaire crédible, une meilleure préparation des projets d’investissement et une exécution rigoureuse des dépenses. « Mobiliser davantage de ressources n’a de sens que si nous les utilisons mieux. Cela exige une programmation budgétaire crédible, des projets d’investissement suffisamment matures et une exécution rigoureuse, fondée sur la maîtrise des coûts et la recherche de résultats concrets », a-t-elle expliqué.
Pour Mariama Ciré Sylla, la performance de l’action publique doit avant tout se mesurer à ses effets sur les conditions de vie des citoyens. « La performance, ce n’est pas seulement dépenser. La performance, c’est que chaque franc dépensé change concrètement les choses dans la vie des Guinéens », a-t-elle conclu.
Ces orientations sont inscrites dans le nouveau PREFIP 2026-2030, dont la validation doit permettre de définir le cadre stratégique des réformes des finances publiques pour les cinq prochaines années.

