Après plusieurs dénonciations faisant état de conditions de détention préoccupantes à la suite du transfert de détenus de la Maison centrale de Conakry vers la prison civile de Coyah, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, s’est rendu sur place ce jeudi 20 août 2026.
Cette visite du garde des Sceaux, accueillie par de nombreux détenus comme un motif d’espoir, ne semble toutefois pas, pour l’heure, avoir entraîné les changements attendus.
Des cuves destinées à renforcer l’approvisionnement en eau étaient bien arrivées avant l’arrivée du ministre. Toutefois, au moment de la rédaction de cet article, elles n’avaient toujours pas été installées. La question de l’accès à l’eau potable demeure ainsi entière au sein de l’établissement pénitentiaire.
Selon des sources concordantes, les cuves se trouvent actuellement dans l’enceinte de la prison, mais leur installation et leur mise en service tardent encore à se concrétiser. En attendant, les détenus seraient contraints de débourser jusqu’à 12 000 francs guinéens pour se procurer des sachets d’eau minérale.
Les mêmes sources rapportent également que les pensionnaires de la prison ne bénéficieraient que d’un seul repas par jour, généralement servi aux alentours de 19 heures.
Ainsi, malgré le déplacement du ministre de la Justice, plusieurs préoccupations soulevées par les détenus et leurs proches restent, à ce stade, sans réponse concrète.
Une situation qui continue d’alimenter les inquiétudes quant aux conditions de vie et de détention au sein de la prison civile de Coyah.

