À l’issue des interrogatoires des trois prévenus, les débats se sont essentiellement focalisés sur la question de la jonction de la procédure, déjà évoquée lors de la comparution de l’artiste Hadiatou Bah, alias Hadya.
La défense des deux créateurs de contenus, représentée par Me DS Bah, a estimé que cette mesure ne se justifiait plus au regard de l’état d’avancement des débats devant le tribunal. « Nous pensons qu’on peut avancer vers les étapes suivantes », a plaidé l’avocat, considérant que les différentes parties avaient déjà largement exposé leurs arguments au fil des audiences.
Dans l’éventualité d’un renvoi du dossier, la défense a sollicité la remise en liberté provisoire d’Ahmed Saada Diallo, dit « Saad », et de Mamadou Alpha Baldé, alias « SoprAlpha ». « Sous la responsabilité de leur patron qui est dans la salle, leur détention ne se justifie plus. Leur patron et mon cabinet peuvent garantir leur présence à la prochaine audience. Ils ne vont pas fuir », a soutenu Me DS Bah devant le tribunal.
Le ministère public s’est opposé « catégoriquement » à cette requête, estimant que la libération des prévenus pourrait compromettre la procédure judiciaire et exposer l’une des parties civiles à d’éventuels risques.
Après avoir entendu les différentes parties, le juge a rejeté les demandes de mise en liberté provisoire formulées par la défense. Le tribunal a ensuite renvoyé l’affaire au 10 juin prochain pour la poursuite des débats.
À l’issue de l’audience, Hadiatou Bah, Ahmed Saada Diallo et Mamadou Alpha Baldé ont été reconduits en prison dans l’attente de leur prochaine comparution devant le Tribunal de première instance de Dixinn.

