“C’est faux et archi-faux” : Madifing Diané soutient sa fille face à Djiba Diané

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L’ancien ministre de la Sécurité et ex-gouverneur de Labé, Madifing Diané, a de nouveau comparu ce mercredi 20 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Il est constitué partie civile dans une affaire opposant sa fille, Kanis Komara Diané, à Djiba Diané, présenté comme un ancien collaborateur de cette dernière.

Le dossier porte sur des faits présumés d’abus de confiance, de faux et usage de faux, liés à un véhicule de marque Range Rover ainsi qu’à un second véhicule de service.

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L’audience du jour, consacrée aux débats de fond, a été marquée par la comparution de Madifing Diané, venu exposer sa version des faits devant la juridiction.

À la barre, l’ancien ministre est revenu sur les circonstances de l’intégration de Djiba Diané au sein de l’entreprise de sa fille. « Djiba Diané est né à Abidjan. À son arrivée à Conakry à la recherche d’emploi, il a été à la porte de ma fille. Ma fille m’a demandé mon avis et je lui ai dit : “si tu peux faire quelque chose pour lui, il faut le faire” », a-t-il déclaré.

Selon la partie civile, le prévenu aurait été recruté comme simple employé au sein de l’entreprise MIKA, avec un salaire, un logement et divers avantages professionnels.

Madifing Diané affirme également que sa fille aurait ensuite mis fin à cette collaboration et demandé la restitution de deux véhicules de service mis à la disposition de Djiba Diané. « C’est ainsi que j’ai dit : “mon fils, ramène les deux véhicules. S’il y a lieu de te les donner, elle te les donnera” », a-t-il ajouté.

Selon l’ancien ministre, le prévenu aurait revendiqué la propriété des véhicules concernés, affirmant disposer de preuves d’achat. Il indique qu’une enquête a été ouverte et qu’un huissier a été commis. « On est allé au cadastre et les véhicules sont immatriculés à son nom. C’est le niveau de l’abus de confiance. Il a abusé de ma confiance, de ma bonne foi et de mon assistance », a soutenu Madifing Diané.

Au cours des débats, le juge s’est interrogé sur la nature exacte des relations professionnelles entre Djiba Diané et Kanis Komara Diané. Le tribunal a également évoqué certaines pièces versées au dossier, dont une carte grise, suggérant que le prévenu aurait détenu des parts dans l’entreprise avant de les céder.

Madifing Diané a fermement rejeté cette version. « C’est faux et archi-faux. Je n’ai reçu qu’un simple demandeur d’emploi », a-t-il répondu, contestant toute relation d’association entre le prévenu et sa fille.

Les débats ont été marqués par des échanges tendus autour de documents évoqués par la partie civile mais absents du dossier consulté par le tribunal.

Face aux contradictions relevées entre les pièces produites par la partie civile et celles figurant au dossier judiciaire, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 10 juin prochain.

Avant de lever l’audience, le juge a demandé à la partie civile de produire, lors de la prochaine comparution, l’ensemble des pièces susceptibles « d’asseoir la conviction du tribunal ».