Manifestations d’élèves à Conakry : les précisions de Diesto Camara, porte-parole de l’intersyndicale SNE-FSPE

4 min de lecture

Les cours ont été fortement perturbés dans plusieurs établissements scolaires de Conakry, ce lundi 20 avril 2026, à la suite de manifestations spontanées d’élèves. Des mouvements de panique et des affrontements ont été signalés dans certaines écoles, entraînant la suspension des activités pédagogiques. Interrogé par Guinee360, Aboubacar Diesto Camara, porte-parole de l’intersyndicale de l’éducation (SNE-FSPE), revient sur les circonstances de ces incidents et appelle les autorités ainsi que les parents d’élèves à la responsabilité.

Guinee360 : Comment expliquez-vous les manifestations d’élèves ce lundi matin ?

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Aboubacar Diesto Camara : Depuis la nuit précédente, nous avons reçu de nombreux appels d’élèves, de parents et d’enseignants, notamment issus d’écoles privées, faisant état d’une rumeur annonçant une grève ce lundi 20 avril. Nous avons immédiatement démenti cette information. Il s’agit clairement d’une désinformation. Pour rappel, l’intersyndicale avait tenu une rencontre le 11 avril à la Bourse du travail. Puis, le 17 avril, il a été convenu que si le gouvernement ne réagissait pas d’ici le 20 avril, la grève suspendue pourrait être réactivée. Cette échéance a été mal interprétée, créant une psychose dans la cité, ce qui a poussé certains élèves à quitter les classes.

Ces incidents ont-ils perturbé le déroulement normal des cours?

Oui, malheureusement. Dans mon propre établissement, les cours se déroulaient normalement jusqu’à la récréation de 10 heures. Par la suite, nous avons observé des regroupements d’élèves qui ont dégénéré en jets de pierres et en affrontements. Cela a créé un climat de panique et conduit à la paralysie des cours.

Quelle lecture faites-vous de ces événements et quelle est la position de l’intersyndicale ?

Nous réaffirmons notre engagement en faveur du dialogue avec l’État. Ce que nous avons observé aujourd’hui ne favorise ni la paix ni la stabilité dans le secteur éducatif.
Nous demandons donc au gouvernement de concrétiser les engagements déjà pris en procédant à l’ouverture officielle des négociations. Cela permettrait d’encadrer les revendications et d’éviter toute escalade, qu’elle soit spontanée ou organisée.

Où en sont les discussions depuis la rencontre du 17 avril ?

À ce stade, le processus est en cours mais pas encore formalisé. Des commissions ont été mises en place et une réunion de prise de contact a eu lieu entre les parties. Nous attendons maintenant la validation des termes de référence (TDR) afin que les négociations puissent être officiellement ouvertes et poursuivies.

Un délai est-il prévu pour la transmission de ces TDR ?

Pour le moment, aucune date butoir n’a été fixée. Toutefois, l’échéance du 20 avril constituait une étape importante. Des avancées ont été enregistrées, mais il est désormais nécessaire d’accélérer le processus afin d’éviter tout désagrément.

Quel message adressez-vous aux élèves actuellement dans la rue ?

Nous leur rappelons que l’école leur appartient. Une grève ne signifie pas descendre dans la rue, mais une suspension temporaire du travail par les enseignants. À ce jour, aucun mot d’ordre de grève n’a été lancé et les enseignants sont présents en classe. Nous invitons donc les élèves à regagner les domiciles et les parents à jouer pleinement leur rôle de surveillance. Nous avons malheureusement enregistré des cas de blessés, notamment au lycée-collège de Sonfonia. Il est essentiel de préserver la sécurité et d’éviter toute escalade de violence.