ActualitéGéopolitique : Quand Trump, Macron et Poutine prennent en otage la Paix du monde

Géopolitique : Quand Trump, Macron et Poutine prennent en otage la Paix du monde
Géopolitique : Quand Trump, Macron et Poutine prennent en otage la Paix du monde
Géopolitique : Quand Trump, Macron et Poutine prennent en otage la Paix du monde

Plus que jamais, les relations internationales nagent dans des eaux troubles du fait de l’ego surdimensionné de certaines grandes puissances. Le rêve d’unir les nations dans une seule entité afin de rétrécir les barrières et d’amoindrir les risques de confrontation avait abouti à la création de l’Organisation des Nations Unies.

Mais la réalité est que les nations regroupées dans cet organisme sont loin d’être unies. Elles ne parlent pas le même langage au propre comme au figuré ; ce qui installe un débat de sourds entre acteurs qui font prévaloir leur droit de veto ou viole celui des autres sans sourciller. Dans le but d’imposer leur domination, la France, les Etats-Unis, et les occidentaux d’une manière générale foulent au pied la souveraineté des Etats moins pourvus qu’eux en armes et en ressources.

Les USA font le gendarme

Les récentes frappes sur la Syrie (le vendredi 13 Avril 2018) ont démontré à ceux qui y croyaient encore que l’ONU n’est qu’une plateforme à travers laquelle les géants de ce monde cherchent à asseoir leur domination. Elle suit ou subit les caprices de certains Etats qui veulent imposer leurs choix au reste du monde en faisant fi des résolutions qui ne protègent pas leurs intérêts. Le cas des Etats-Unis est plus flagrant.

En effet, après le bombardement de la Syrie, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, régit en ces termes : « quand le président trace une ligne rouge, il la fait respecter ». Un exemple éloquent de l’égocentrisme des Etats-Unis qui se considèrent comme un pays gendarme. Ils ont la manie de se créer tellement d’ennemis qu’il leur faut des milliards de dollars pour se protéger de l’intérieur comme de l’extérieur. Beaucoup de dégâts sont causés au nom de la dénucléarisation et du respect des conventions interdisant l’usage des armes chimiques comme c’est le cas avec la Syrie pilonnée deux fois sous le règne de Donald Trump.

Cette attitude qui consiste à vouloir plier le monde à leur volonté ne date pas d’aujourd’hui. Non seulement les Etats-Unis ont eu à participer aux plus grands conflits pour des intérêts économiques, politiques ou géostratégiques, mais aussi ils ont été l’instigateur de plusieurs farces tragiques.

Farces parce que les raisons évoquées pour attaquer ces pays n’ont jamais été prouvées. Tragiques parce que le bilan est colossal quant aux pertes en vies humaines. Un pays tel l’Iraq dont le motif de l’invasion s’est avéré imaginaire croule sous le poids des ruines causées par les missiles américains. George Bush avait révélé avoir envahi l’Iraq en 2003 parce que ce pays avait des armes de destruction massive et que Saddam Hussein soutenait le terrorisme.

Ce qui n’a toujours pas été prouvé. Un autre pays, un même sort : l’Afghanistan en 2001. Même si les motifs pour cette fois-ci semblent tourner exclusivement autour du terrorisme, le pays de l’oncle Sam se donne toujours le droit d’user et d’abuser de sa force de frappe. Tous les moyens mobilisés n’ont pas que permis d’appréhender le chef d’Al Qaida, ils ont tout simplement détruit la vie du peuple Afghan qui n’en était pour rien. L’ironie du sort, Osama Ben Laden fut tué dix ans plus tard au Pakistan, loin de cette terre pilonnée. Le passage de l’armée américaine en Afghanistan a littéralement déconstruit le pays et instauré une instabilité permanente.

Lors de sa première visite en Asie, le 15 Novembre 2017, Donald Trump avertissait les Etats qu’il appelait « rogue regimes» c’est-à-dire des régimes voyous tels que la Corée du Nord. « Quand j’ai pris fonction, notre pays faisait face à de sérieuses menaces. Ces menaces comprenaient des régimes voyous poursuivant des armes mortelles, des puissances étrangères défiant l’influence américaine, l’expansion du groupe terroriste Etat Islamique », déclarait-il. Voilà qui résume à peu près tout le programme de Donald Trump : « rendre à l’Amérique sa grandeur ».

Quand les USA agissent c’est surtout pour donner une leçon à ses challengers. Sinon comment comprendre le silence pour ne pas dire leur cautionnement devant ce qui se vit présentement à Gaza ? Comment expliquer leur absence d’initiatives et de promptitude lors des massacres des Rohingyas en Birmanie?

En réalité, Trump est plus prompt à monter au créneau lorsqu’il s’agit d’Etats qui peuvent « challenger » son pays dans une certaine mesure et qui ne lui sont pas alliés. Parmi ces pays, il y a l’Iran, la Corée du Nord, la Chine, la Russie, et même la Syrie. Quand le discours est guerrier ou incendiaire, c’est toujours l’un de ces régimes qui est concerné.

La menace de revoir les liens commerciaux avec la Chine, la prise de position dans l’affaire de la mort de l’espion russe, les réactions contre le régime iranien lors des récentes troubles internes, le conflit entre le Qatar et l’Arabie Saoudite sont tous des exemples de la volonté des Etats-Unis de régner en maître sur le monde entier.

La France, un suiviste.

Si Donald Trump et l’Amérique visent le monde, la France elle se donne comme objectif l’Afrique. Derrière les actions humanitaires et projets de développement se cachent le désir inavoué de posséder l’Afrique comme au bon vieux temps. A l’échelle internationale, au proche et Moyen-Orient, la France prend rarement des initiatives de guerre. Avec l’Angleterre, elle se complaît à suivre doctement les Etats-Unis. En vérité, quand les Etats-Unis éternuent, l’Europe s’enrhume.

Dans les bombardements de la Syrie, la France a joué un rôle fondamental et a pu tester sa force de frappe avec de nouveaux missiles qui coûtent en tout 16 millions d’euros. Une véritable fortune qui aurait pu servir à régler le front social actuellement très en ébullition. Pour assurer leurs intérêts en Afrique, les Français sont présents dans tous les foyers de tension tels que le Mali, la Centrafrique, la Somalie etc. Plus qu’une conquête de la paix, c’est une véritable une reconquête de l’Afrique qui se dessine.

Dans la logique de maintenir l’Afrique sous tutelle, la Libye fut attaquée en 2011 par la France et ses alliés. Ce qui était parti pour être un mouvement de contestation populaire comme la France elle-même en connait parfois a fini par se transformer en guerre civile.

Nicolas Sarkozy, comme s’il avait ders comptes personnels à régler avec Mouammar Kadhafi, faisait flèche de tout bois pour venir à bout de ce dernier. Dans ce contexte de « printemps arabes » sanctionné par la victoire du peuple en Egypte et Tunisie, beaucoup de libyens soutenus par les puissances étrangères s’étaient dressés contre leur guide. La coalition occidentale, coupable d’ingérence et d’agression, n’avait pas rencontré de résistance pour envahir la Libye.

Dressant une partie du peuple contre l’autre, armant les rebelles, et les soutenant militairement, cette coalition a pu non seulement éliminer Kadhafi mais aussi détruire ce pays qui émergeait et était un eldorado pour beaucoup d’immigrés africains. Les conséquences de la guerre sont aujourd’hui désastreuses tant sur le plan national que sur le plan international. Aujourd’hui, la paix est devenue une denrée rare ou inexistante dans ce pays qui peine à se relever des ruines infligées par un Occident égocentrique. Qui n’était intéressé que par la tête de Kadhafi. Ils n’en ont cure du chaos qui y règne et ne s’en émeuvent pas d’ailleurs.

Droit de veto ou droit à l’égocentrisme.

Dans le souci de protéger leurs alliés, les Etats-Unis, la Russie et dans une moindre mesure la Chine font prévaloir leur droit de véto qui apparait ainsi comme un verrou de sûreté pour eux. Quand des résolutions sont votées à l’unanimité, c’est parce qu’elles ne touchent pas les intérêts des pays susmentionnés. Un véritable transfert d’humeur se fait ainsi sur des questions sensibles.

D’ailleurs, on se rappelle la menace des Etats-Unis à l’endroit de ceux qui allaient s’opposer à leur décision de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Avec ce droit de véto, le monde est organisé en trois pôles : les Etats-Unis et ses alliés, les Russes et leurs alliés, et la Chine et ses protégés. Aujourd’hui, la paix dans le monde se joue entre ces trois grandes puissances que sont les américains, les russes et les chinois. Tous détiennent des armes à destruction massive et se permettent parfois des sauts d’humeur inquiétants.

Le reste des pays, même s’ils jouissent de leurs droits de véto comme la France et l’Angleterre ne sont que des figurants dans ce jeu tragicomique. Jusqu’ici des conflits entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont évités mais le monde vit sous la menace d’instabilité à cause de ces belligérants.

Les petits pays ne peuvent pas se permettre d’engager une guerre car n’ayant même pas suffisamment de moyens. L’intervention des occidentaux en Syrie prouve à suffisance que la guerre froide à laquelle se livrent les grandes puissances au sein même du Conseil de Sécurité peut tourner au drame à tout moment.

Source: Senenews

Toutes les vidéos (émissions, séries TV, reportages, actualités, ...) de Guinee360.com sur http://guinee60.com.

Toutes les infos 100% People, Buzz et insolites sur http://guinee360.com.Guinee360 est aussi N°1 de l\'actualité sur mobile en Guinée.

SeneNews est en téléchargement gratuit sur Apple Store, sur Window Store et sur Google Play. L’accessibilité, c’est le pouvoir d’avoir l’information qui vous intéresse sur votre mobile smartphone et tablette. Ainsi, notre site Guinee360 s’adapte désormais à tous les formats d’écran, de l’ordinateur de bureau au téléphone mobile, à condition d’accéder à Internet en Guinée et partout dans le Monde.

Mis en ligne par 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.

Connectez-vous pour réagir à cet article
Connexion avec Guinee360.com