ABLOGUI condamne la restriction de l’internet en Guinée et se réserve le droit de poursuivre les responsables

3 min de lecture
Alpha Diallo, président de l'Association des blogueurs de Guinée (ABLGUI)

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 18 mai 2023, l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI), dit avoir constaté avec « indignation », la perturbation de l’accès à certaines plateformes de réseaux sociaux depuis ce mercredi 17 mai 2023. Elle condamne l’acte et menace de poursuivre les responsables.

« L’ABLOGUI condamne fermement cette restriction de l’accès aux réseaux sociaux qui est une entorse au droit à l’information et à la liberté d’expression des Citoyens. Elle se réserve le droit de poursuivre devant les tribunaux internationaux les responsables de cette restriction », lit-on dans la déclaration.

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Selon cette association, les différents tests effectués par ses membres démontrent que Facebook, Messenger, YouTube, WhatsApp, Instagram et TikTok sont la cible de cette restriction. Ces constats sont confirmés selon elle, par l’organisation indépendante de monitoring d’internet NetBlocks à travers des tests effectués par des internautes guinéens n’utilisant pas un réseau VPN.

Dans cette même déclaration, l’Ablogui dit être également informée de la difficulté d’accès à plusieurs sites guinéens d’informations à la veille de la manifestation des Forces Vives de Guinée, qui a été organisée hier mercredi 17 mai 2023 à Conakry.

«Au regard du passé récent de notre pays, l’ABLOGUI estime qu’il y a une forte probabilité que ces actions soient intervenues pour contenir les manifestations appelées par les Forces Vives de Guinée (FVG), pour lesquelles le Gouvernement a réquisitionné l’armée pour le maintien d’ordre », fustige l’association.

L’association des blogueurs de Guinée rappelle au Gouvernement et au CNRD que ce type d’action qui « viole la liberté d’expression des citoyens est contraire aux articles 8 et 19 de la Charte de la Transition, à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) ».

C’est pourquoi, elle appelle au rétablissement « immédiat » de l’accès intégral aux médias sociaux et « à l’arrêt systématique des méthodes rétrogrades qui déshonorent la Guinée et entament sa crédibilité dans le concert des nations ».