Premier au BEPC à Conakry, Abdoulaye Barry livre les clés de sa réussite

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Abdoulaye Barry, premier BEPC 2026 Conakry

Premier de la région de Conakry au Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) 2026, Abdoulaye Barry, élève de l’Institut Sainte-Marie, revient sur le parcours qui l’a conduit au sommet. Dans un entretien accordé à notre rédaction, ce mercredi 15 juillet 2026, le jeune lauréat raconte l’émotion de l’annonce de son classement, dévoile les clés de sa réussite fondée sur le travail et la discipline, adresse un message d’encouragement aux candidats recalés et partage ses ambitions pour l’avenir.

Rien ne laissait présager une telle distinction pour Abdoulaye Barry lorsqu’il se trouvait devant son domicile le jour de la publication des résultats.
« J’étais dehors lorsque j’ai commencé à entendre des cris. Au début, je pensais qu’il s’agissait d’une bagarre. Je ne savais même pas que les résultats étaient déjà disponibles. Puis mon petit frère et mon cousin sont venus en courant pour m’annoncer que j’étais le premier de la région de Conakry. Ils m’ont montré le site où mon nom apparaissait en tête. J’ai ressenti une immense joie. Je ne m’attendais vraiment pas à cela. »

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Une surprise d’autant plus grande que, selon lui, plusieurs rumeurs annonçaient une publication des résultats à une autre date. Pour le premier de la région de Conakry, cette performance récompense avant tout un engagement constant tout au long de l’année scolaire.
« Aujourd’hui, je ressens un sentiment de joie, de satisfaction et de fierté. Ce résultat est l’aboutissement d’un travail acharné mené durant toute l’année scolaire. C’est une récompense qui montre que les efforts finissent toujours par payer. »

Le jeune lauréat invite les élèves à croire en leurs capacités et à rester concentrés sur leurs objectifs, quelles que soient les difficultés rencontrées.
Interrogé sur les clés de son succès, Abdoulaye Barry rejette l’idée d’un talent exceptionnel. Pour lui, la réussite repose essentiellement sur la discipline et le travail personnel.
« Les difficultés existent toujours. L’essentiel, c’est de rester constant. Lorsqu’on rencontre un problème dans une matière, il faut chercher à comprendre ses erreurs et travailler davantage. Dès le début de l’année scolaire, il faut être sérieux, établir un programme de révision et ne pas se limiter uniquement aux cours dispensés à l’école. C’est en reprenant les leçons à la maison que les connaissances s’installent durablement. »

Alors que le taux de réussite national demeure relativement faible cette année, Abdoulaye Barry adresse un message d’espoir aux candidats qui n’ont pas obtenu leur BEPC.
« Il ne faut surtout pas se décourager. L’échec fait partie du chemin vers le succès. Il faut analyser ce qui n’a pas fonctionné, corriger ses insuffisances et redoubler d’efforts. Avec de la persévérance et du travail, chacun peut réussir. »

Déterminé à poursuivre son parcours dans l’excellence, le jeune prodige envisage d’intégrer la filière Sciences Mathématiques dès son entrée au lycée.
« Plus tard, j’aimerais devenir gouverneur de la Banque Centrale. C’est un objectif que je me suis fixé et je compte travailler sérieusement pour y parvenir. »
Abdoulaye Barry n’oublie pas ceux qui ont contribué à son parcours. Il rend un vibrant hommage à ses parents, en particulier à sa mère, ainsi qu’à tous les enseignants qui l’ont accompagné depuis le début de sa scolarité.

Profitant de l’occasion, il lance également un appel aux parents afin qu’ils s’impliquent davantage dans le suivi scolaire de leurs enfants.
« Lorsqu’un élève est bien encadré à la maison, il a beaucoup plus de chances de réussir. Les enseignants font une grande partie du travail à l’école, mais les parents doivent compléter cet accompagnement à domicile en veillant aux révisions, aux devoirs et à la discipline. »

Le premier de la région compare enfin son parcours scolaire à un immeuble dont chaque enseignant aurait posé une pierre essentielle.
« J’aime comparer cela à un immeuble de dix étages : si le bâtiment est solide, c’est parce que les fondations le sont également. Tous mes enseignants, depuis la première année jusqu’à la dixième année, ont contribué à ce résultat dont je suis fier aujourd’hui. »