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Chérif Bah sur la condamnation d’Ibrahima Sory : « On veut intimider nos militants, ça ne marchera pas »

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Le militant de l’Ufdg, Ibrahima Sory Camara a été condamné pour diffamation, injure et outrage à l’encontre du chef de l’Etat par le tribunal de Mafanco. Chérif Bah, vice-président du parti dénonce une justice à double vitesse.

Joint au téléphone, le vice-président chargé de la communication, Chérif Bah a déclaré : «Nous sommes choqués par une telle décision qui n’est pas du tout acceptable. Parce que c’est au moment que le chef de file de l’opposition guinéenne ouvre la porte du dialogue à cette mouvance pour que nous arrivions à quelques résultats. C’est une opportunité que le parti offre à tout le monde notamment à ce gouvernement pour lui donner la chance de réaliser ses promesses. C’est pendant qu’il y a une décrispation que l’on condamne un de nos militants. C’est absolument injuste. C’est un procès politique. Ils ont tout fait pour en faire un procès pénal. Or, il n’y a aucun élément qui prouve que Ibrahima Sory Camara a offensé le chef de l’Etat».

Cet ancien gouverneur de la Banque centrale pense que cette manœuvre vise à intimider les militants de l’UFDG. «On veut intimider, effrayer nos militants, mais ça ne marchera pas».

L’Ufdg compte interjeter appel  auprès de la Cour d’appel par la voix de ses avocats: «Nos avocats vont faire appel immédiatement. On donne encore la chance à ce régime de se ressaisir parce que la justice est entièrement orientée contre notre parti. Si jamais on n’a pas des résultats acceptables pour nos militants et pour nous-mêmes, le parti se doit de dire que les conséquences seront imprévisibles. Avec le pas qu’on a fait en allant rencontrer le président de la République pour donner la chance au dialogue, s’il souhaite bloquer ça, en ce moment là, on reprend nos manifestations. Nous freinons nos militants en leur disant d’attendre les résultats du Comité de suivi puisque nous sommes en discussion actuellement. Mais de l’autre côté, on condamne nos militants, on ne va plus attendre».

Une justice à double vitesse

M. Bah estime que la justice guinéenne, «inféodée au gouvernement», est orientée contre l’Ufdg: «Il y a une dizaine de militants du Rpg Arc-en-ciel qui ont dit de choses très graves pour l’unité de ce pays. Ils sont tout à fait libre de leurs mouvements. Le procureur est muet et aveugle concernant ces gens là. Et nous, nos militants sont tout le temps attaqués, intimidés et torturés. Nous ne pouvons plus accepter cela. Ibrahima Sory doit être libéré».

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