Initialement attendu ce mardi 10 février 2026, le verdict du procès en appel de l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma, n’a finalement pas été rendu par la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Les audiences de la CRIEF se tenant provisoirement à la Cour constitutionnelle, en raison de la rénovation de son siège, notre journaliste a constaté que le dossier figurait bien à l’ordre du jour. Toutefois, après près d’une heure d’attente devant la salle d’audience, il a aperçu un agent pénitentiaire accompagné d’un gendarme quittant les lieux. Interrogés sur la tenue des audiences, ils ont indiqué que celles-ci étaient renvoyées, sans fournir davantage de précisions.
Contacté par la suite, l’un des avocats de la défense a confirmé le renvoi des audiences, sans en préciser les motifs officiels. Il a toutefois évoqué, sous réserve de confirmation, des incidents signalés à la Maison centrale, notamment des « tirs », susceptibles de compliquer l’extraction des détenus.
Selon une source judiciaire proche de la CRIEF, le renvoi serait finalement lié au décès d’un proche du président de la Cour, Francis Kova Zoumanigui.
Pour rappel, Ibrahima Kourouma a été condamné en première instance à quatre ans de prison ferme et au paiement d’une amende de trois milliards de francs guinéens pour enrichissement illicite.

