Invité de l’émission Heure du Bilan, diffusée sur la RTG, le ministre de la Pêche et de l’economie maritime, Fassou Théa, est revenu sur la question de l’accessibilité du poisson sur le marché guinéen.
Contrairement à une perception largement répandue au sein de la population, il soutient que le poisson reste globalement abordable en Guinée. « Le poisson n’est pas cher en Guinée de façon générale comparativement à d’autres pays qui nous entourent », a-t-il affirmé.
Alors que de nombreuses ménagères dénoncent quotidiennement la rareté et la cherté du poisson sur les marchés, le ministre explique cette situation par un déséquilibre entre l’offre et la demande. «Mais il s’agit de savoir que la demande étant supérieur à l’offre il en va de soit que le poisson soit cher aux yeux des gens donc je vais dire que l’aquaculture continental va beaucoup remédier à cela », a-t-il déclaré, mettant en avant le rôle de l’aquaculture dans la régulation du marché.
À ce sujet, Fassou Théa a annoncé plusieurs projets structurants visant à renforcer la production halieutique nationale. « Je viens de dire que nous avons quatre grands aquacoles, nous avons déjà 38 sites identifiés, nous allons réaliser avec coquis 4 grands collègues et nous allons à travers ça employer énormément de gens et cela va nous permettre d’avoir des dépôts frigorifiques au niveau de l’intérieur du pays ».
Le ministre a également évoqué les difficultés liées au transport et à la conservation du poisson, qu’il considère comme l’un des facteurs majeurs affectant la disponibilité du produit à l’intérieur du pays. Il a ainsi annoncé un vaste programme de construction de dépôts frigorifiques dans les préfectures. « Nous avons des dépôts frigorifiques en cours de construction, les 33 préfectures ont reconstruit les dépôts partout et aussi acquérir des camions frigorifiques pour que le poisson soit en point de consommateurs ».
S’agissant de la qualité du poisson mis à la disposition des consommateurs, le ministre de la Pêche a indiqué que son département s’est doté, à travers un projet financé par la Banque mondiale, de kits sanitaires destinés au contrôle des produits halieutiques. « Nous avons ces équipements aujourd’hui et ces inspecteurs sont un peu partout au niveau des frontières, le département va construire des postes sanitaires à ces endroits », a-t-il conclu.
Ces déclarations traduisent la volonté des autorités de moderniser le secteur de la pêche et de l’aquaculture, afin de garantir aux populations guinéennes un meilleur accès à des produits halieutiques de qualité, dans des conditions de conservation et de distribution améliorées.


