Trois jours après le référendum constitutionnel organisé le 30 août en Guinée-Bissau, la Commission nationale électorale a publié les résultats provisoires du scrutin. Selon les chiffres annoncés, le « Oui » à la nouvelle Constitution l’a emporté avec 70 % des suffrages, contre 30 % pour le « Non ».
Le projet de Constitution fait toutefois l’objet de vives critiques. Ses détracteurs lui reprochent notamment de renforcer davantage les pouvoirs du président de la République. De son côté, l’opposition dénonce un scrutin largement boycotté par les électeurs et conteste la portée du résultat annoncé. La société civile critique également le processus, qu’elle considère comme une tentative de légitimer le putsch de novembre 2025.
Largement approuvé selon les résultats provisoires, le projet de nouvelle Constitution prévoit le remplacement de l’actuel système semi-parlementaire par un régime présidentiel renforcé. Son adoption constitue une étape importante pour la Guinée-Bissau, dirigée depuis novembre 2025 par une junte militaire qui a renversé le président sortant, Umaro Sissoco Embaló. Ce coup de force avait notamment entraîné la suspension du processus électoral.
Les militaires au pouvoir sont censés organiser les élections générales pour le retour des civils à la tête du pays. Cette transition devrait s’achever avec la remise du pouvoir prévue au début du mois de décembre. La Cour suprême, qui doit proclamer les résultats définitifs dans les prochains jours, indique n’avoir, pour le moment, été saisie d’aucun recours.
De son côté, la Commission nationale électorale, par la voix de sa présidente, Carmen Izaura Lobo, a salué le déroulement du scrutin, mettant en avant le succès, la transparence et la crédibilité du processus électoral du 30 août 2026.

