L’Assemblée générale élective de la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) est prévue le 27 octobre 2026. À moins de deux mois de cette échéance, les regards se tournent déjà vers le prochain Comité exécutif et, surtout, vers le profil du futur président de l’instance dirigeante du football guinéen.
À ce jour, deux candidatures sont évoquées. Il s’agit de celles du Dr Ibrahima Khalil Kaba, président de Karfamoriah FC, qui conduit sa propre liste, et de Mamadou Barry, président de Loubha FC, également candidat à la tête d’une liste.
En attendant d’éventuelles autres candidatures, Guinée360 est allé recueillir, ce lundi 1er septembre, l’avis de quelques citoyens sur leurs attentes et le profil du prochain dirigeant de la FEGUIFOOT.

Thierno Mamadou Barry, conducteur de taxi-moto, se dit favorable à un retour de Mamadou Antonio Souaré à la tête de la Fédération. Selon lui, l’homme d’affaires dispose de l’expérience et des compétences nécessaires pour redynamiser le football guinéen.
« Je préfère Antonio Souaré, car il a aidé beaucoup d’acteurs dans le football, notamment les joueurs qui ont quitté la Guinée pour l’étranger. Il aime aussi les citoyens du pays. Mon souhait est qu’on fasse revenir les Guinéens qui jouent à l’étranger, pour que le Syli national puisse aller de l’avant. Il faut mettre de côté les considérations ethniques et promouvoir la compétence. C’est tout ce qui peut aider le football guinéen à aller de l’avant. Si l’on met des gens qui sont capables et qu’ils mouillent le maillot, on va obtenir de bons résultats. Et je suis sûr qu’Antonio va remporter », a-t-il expliqué.

Contrairement à lui, Mamadou Alimou Baldé estime que le président sortant, Ibrahima Sory Doumbouya, présente le meilleur profil pour continuer à diriger la FEGUIFOOT. « Pour moi, Sory Doumbouya est le meilleur profil. Il est capable de faire bouger les choses s’il est réélu. On a beaucoup de joueurs qui évoluent dans les divisions inférieures, les académies de football, les clubs de première et de deuxième divisions, ainsi que ceux de la Nationale, qui n’ont pas de terrains d’entraînement », souligne-t-il.
La question des infrastructures sportives figure ainsi parmi les principales préoccupations exprimées par les citoyens interrogés.

Rencontré à Nongo, Ibrahima Sory Soumah porte, lui aussi, son choix sur Mamadou Antonio Souaré. Il estime que son expérience et ses moyens pourraient lui permettre de relancer le football guinéen. « Nous avons connu de la souffrance pendant plusieurs années depuis la création de cette Fédération. Je pense qu’Antonio Souaré est le meilleur profil parce qu’il a d’abord acquis de l’expérience par le passé. Il connaît bien le football, il a ses propres fonds. Au-delà de tout ça, il a vraiment la volonté de révolutionner le sport guinéen », estime-t-il.
S’il venait à être élu à la tête de la FEGUIFOOT, le citoyen souhaite que Mamadou Antonio Souaré accorde une attention particulière aux jeunes footballeurs. « J’aimerais qu’il aide les jeunes joueurs à valoriser leurs talents. J’aimerais également qu’il applique la théorie de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. C’est-à-dire nommer des personnes qui seront vraiment capables de travailler, sans tenir compte ni de l’ethnie ni de la religion », plaide-t-il.

Même son de cloche chez Cheikh Gassama, alias Pastoré, footballeur, qui reste favorable au retour d’Antonio Souaré à la tête de la Fédération. « Antonio Souaré est l’homme qu’il faut à la tête de la Fédération guinéenne de football. Il a la volonté de booster le football guinéen, il est courageux et se bat vraiment pour les jeunes », affirme-t-il.
Il invite également le prochain président de la FEGUIFOOT à accorder une attention particulière à la Ligue 1 Guicopres, qu’il considère comme un maillon essentiel du développement du football national.
Au-delà des préférences exprimées en faveur des différents profils, les citoyens interrogés mettent surtout en avant la nécessité d’insuffler un nouvel élan au football guinéen, notamment à travers le développement des infrastructures, l’accompagnement des jeunes talents et une meilleure organisation des compétitions nationales.

