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Affaire Aissatou Boiro: « Le Général Mohamed Gharé est une partie de ce problème », accuse un des inculpés

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Le procès contre les présumés assassins de l’ex Directrice du Trésor national, feue Aissatou Boiro et de feu Paul temple Cole, s’est poursuivi ce lundi 30 avril, au tribunal de première instance de Dixinn.

 

 

Lors de cette audience, l’un des présumés cerveaux du crime a exigé la présence au procès de l’actuel gouverneur de Kankan, le général Mohamed Gharé, pour pouvoir faire la lumière dans cette affaire.

Dans une salle à moitié pleine, le procès a repris son train habituel dans des tracasseries techniques (sièges très défectueux tribunal), avant l’appel à la barre de Mohamed Sankhon, l’un des cerveaux présumés des deux meurtres le 09 novembre 2012, à Kipé, dans la commune de Ratoma.

« J’ai besoin de la présence du général Gharé, pour dire ce que j’ai à dire à la justice. Tous ceux qui sont là sont innocents », a commencé par répondre Mohamed Sankhon, à la question du président du tribunal, sur son opiniâtreté à voir l’ancien Directeur national de la police.

« Est-ce que quand le général se rend ici, vous direz qui est le meurtrier de madame?  » interroge un avocat de la partie civile. « Oui effectivement! », répond l’accusé, de nationalité sierra-léonaise, avant d’ajouter:  » D’ailleurs, Gharé m’a dit que c’est Ceka, Messi et un autre qui ont tué la dame ».

« L’actuel gouverneur de Kankan est une partie de ce problème. Je l’ai connu avant que je n’ai eu ce problème. Il m’a rendu visite à plusieurs reprises quand j’étais en prison, pour me faire avouer ce que je n’ai pas fait. Je ne suis qu’un simple business man de motos et d’appareils électroniques entre la Guinée et mon pays », a-t-il ajouté.

Après des heures sur les accusions contre le général Gharé, les différentes parties au procès ont une fois de plus demandé la comparution de ce dernier.

L’audience s’est poursuivie tant bien que mal, par la comparution de deux autres accusés d’association de malfaiteurs, vol à main armée, tous liés de près ou de loin aux meurtres.

Ce procès a été marqué par l’absence de certains avocats de la défence, qui a empêché la comparution de plusieurs accusés, celle de l’absence du lieutenant colonel Amadou Bangoura (accusé dans l’affaire, mais non détenu), mais a été aussi rythmée par une mauvaise traduction des propos des inculpés, par l’interprète du jour.

Après 4h de débats, le procès a été finalement renvoyé pour le 11 juin 2018.

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