Vol de barres de fer au stade du 28 Septembre : un soudeur condamné à six mois d’emprisonnement

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Le Tribunal de première instance de Dixinn a condamné, jeudi 13 août 2026, Boubacar Diallo, un soudeur impliqué dans une affaire de vol de barres de fer sur le chantier de rénovation du stade du 28 Septembre. Il a écopé d’une peine de six mois d’emprisonnement assortie d’une amende d’un million de francs guinéens.

D’après les éléments exposés au cours de l’audience, le prévenu exerçait comme manœuvre sur le chantier et percevait une rémunération mensuelle de 300 000 francs guinéens.

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À la barre, Boubacar Diallo a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Il a justifié son acte par des difficultés financières et sa situation d’isolement dans la capitale guinéenne.

Le tribunal a notamment rappelé les déclarations qu’il avait faites lors de l’enquête préliminaire : « J’ai pris ce que je pouvais supporter dans ma tête, je suis allé à Madina, juste en bas du pont. J’ai rencontré un agent qui m’a demandé où j’avais pris les fers. Je lui ai dit que je les avais pris au stade. Il m’a demandé d’aller lui montrer. On y est allé, c’est ainsi qu’il a appelé la police et on m’a arrêté. Quand je prends les fers pour aller les vendre à Madina, c’est pour trouver quoi manger. Je n’ai aucun parent à Conakry. Je demande au propriétaire de me pardonner », avait-il expliqué.

Dans ses réquisitions, le ministère public a considéré que les faits étaient constitutifs d’un vol. Le parquet a également regretté que cette infraction ait été commise dans un contexte marqué par les importants investissements consentis par les autorités pour la réhabilitation des infrastructures sportives.

« Depuis combien de temps la Guinée joue ses matchs à l’étranger, pendant que les autorités engagent des travaux ? Lui, il vient voler les matériels », a déclaré le représentant du ministère public, qui a requis une peine d’un an d’emprisonnement.

Après avoir examiné le dossier et entendu les différentes parties, le tribunal a reconnu Boubacar Diallo coupable des faits qui lui étaient reprochés.

Toutefois, la juridiction a prononcé une peine inférieure à celle sollicitée par le parquet. Le prévenu a finalement été condamné à six mois d’emprisonnement et au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens.