À la suite de l’annonce de Donald Trump concernant l’instauration d’un péage pour les navires transitant par le détroit d’Ormuz, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé la reprise du blocus naval visant l’Iran à compter du 14 juillet 2026. Cette mesure prévoit le contrôle et le blocage des navires entrant et sortant des ports ainsi que des zones côtières iraniennes.
Cette décision intervient après une brève période d’accalmie au Moyen-Orient, marquée par un cessez-le-feu puis la signature d’un accord sous médiation pakistanaise. Les tensions ont toutefois rapidement repris entre les États-Unis et l’Iran.
Téhéran accuse Washington d’avoir violé le mémorandum d’accord à la suite de bombardements visant des infrastructures énergétiques et militaires situées dans la zone du détroit d’Ormuz. En réponse, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a mené des frappes contre des bases militaires américaines dans la région. Dans le même temps, l’Iran a repris le contrôle du passage des navires dans le détroit. Plusieurs bâtiments ayant tenté de franchir la zone malgré les restrictions auraient essuyé des tirs.
Face à cette escalade, le CENTCOM a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif de blocus maritime visant les navires en provenance ou à destination des ports et des zones côtières iraniennes. “L’armée américaine continue de soutenir le flux de circulation dans les eaux régionales pour tous les navires qui ne violent pas le blocus”, a indiqué le CENTCOM dans son communiqué.
La reprise du blocus américain fait suite à une première opération menée du 13 avril au 18 juin. Durant cette période, les forces du CENTCOM affirment avoir redirigé plus de 140 navires conformes, désactivé neuf navires considérés comme non conformes et facilité le passage de plus de 50 navires commerciaux transportant de l’aide humanitaire.
“Il est conseillé à tous les marins de surveiller les émissions d’Avis aux Mariners et de contacter les forces navales américaines sur le canal 16 de pont à pont lorsqu’ils opèrent dans le golfe d’Oman et les approches du détroit d’Ormuz”, a précisé le commandement américain, ajoutant que des informations supplémentaires seraient communiquées aux navigateurs commerciaux par le biais d’un avis officiel.
Donald Trump annonce un péage sur les cargaisons
Quelques heures avant l’annonce du CENTCOM, Donald Trump avait affirmé que le détroit d’Ormuz demeurerait “ouvert et le restera, avec ou sans l’Iran.” “Nous rétablissons le blocus iranien, ainsi nommé car il empêche uniquement les navires et les clients iraniens d’entrer ou de sortir. Tous les autres pays pourront utiliser le détroit librement et équitablement. Les États-Unis seront désormais connus comme les « Gardiens du détroit d’Ormuz”, mais à ce titre, et par souci d’équité, ils seront remboursés, à hauteur de 20 % sur toutes les cargaisons expédiées, pour tous les frais nécessaires à la sécurité de cette région du monde particulièrement instable. La mise en place de ce dispositif débutera immédiatement”, a conclu Trump.
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde. Cette voie de navigation voit transiter environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole, soit près d’un baril sur cinq consommé à l’échelle mondiale, ainsi que 20 à 25 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL).
Pour rappel, le conflit opposant l’Iran, les États-Unis et Israël a éclaté le 28 février 2026 après des frappes conjointes américano-israéliennes contre plusieurs installations stratégiques iraniennes.
Au-delà des pertes humaines et matérielles importantes, ces affrontements ont provoqué une montée des tensions dans la région et perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage essentiel pour le commerce mondial des hydrocarbures.

