Le tribunal correctionnel de Dixinn a rendu son verdict ce mercredi 8 juillet 2026 dans l’affaire opposant le ministère public à Abdourahime Bah, poursuivi pour des faits d’usurpation de titres et de fonctions, ainsi que d’usurpation d’uniforme, de signes et d’emblèmes réservés.
Détenu à la maison centrale depuis le 15 mai 2026, le prévenu, âgé d’une vingtaine d’années, comparaissait pour la deuxième fois devant la juridiction correctionnelle.
Les poursuites avaient été engagées par le parquet de Dixinn sur la base de l’article 679 du Code pénal.
Selon les faits rapportés lors de la première audience, Abdourahime Bah aurait été aperçu lors d’un rassemblement militaire à Bambéto, portant une tenue militaire et un faux numéro matricule. Interpellé par les responsables de l’unité concernée, il aurait affirmé avoir été affecté au sein de cette formation militaire. À la suite de ces déclarations, il a été arrêté puis présenté à la justice.
À l’ouverture de l’audience de ce mercredi, le président du tribunal a rappelé que le dossier avait été renvoyé lors de la précédente comparution afin de permettre au parquet de prendre contact avec la famille du prévenu. Le ministère public a indiqué que cette démarche avait bien été effectuée et qu’un membre de la famille était présent dans la salle d’audience. Le juge a toutefois précisé que les débats étaient désormais clos.
Le tribunal a alors entamé la phase consacrée aux réquisitions du ministère public et aux plaidoiries de la défense.
Dans son réquisitoire, le parquet est revenu sur les faits reprochés à Abdourahime Bah ainsi que sur les dispositions légales applicables. Le procureur a notamment souligné que le dossier comportait plusieurs pièces à conviction, parmi lesquelles une tenue militaire, un faux numéro matricule et des emblèmes réservés.
Estimant que ces actes étaient susceptibles de créer la confusion au sein de la société, le représentant du ministère public a requis la culpabilité du prévenu. Il a demandé au tribunal de le condamner à un an d’emprisonnement ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs guinéens.
À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, l’affaire a été mise en délibéré pour une décision rendue sur-le-champ. Avant le prononcé du jugement, Abdourahime Bah a pris une dernière fois la parole pour demander pardon au tribunal.
Dans un silence marqué, le tribunal correctionnel de Dixinn a finalement rendu sa décision. Statuant en matière correctionnelle sur l’action publique, il a déclaré Abdourahime Bah coupable des faits qui lui étaient reprochés.
La juridiction l’a condamné à un an d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens.

