Mamadi Doumbouya autorisé à légiférer par ordonnance : la réaction critique de Faya Millimouno

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Faya Millimouno, leader du Bloc libéral

La loi autorisant le président Mamadi Doumbouya à légiférer par ordonnance continue de provoquer de vives réactions au sein de la classe politique guinéenne. Parmi les voix les plus critiques figure Faya Millimouno, président d’honneur du Bloc Libéral (BL), qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 29 avril 2026 à Conakry.

Promulgué le 25 avril dernier après son adoption par le Conseil national de la transition (CNT), ce texte confère au chef de l’État la possibilité de prendre des ordonnances dans plusieurs domaines habituellement réservés au pouvoir législatif.

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Pour Faya Millimouno, cette nouvelle prérogative renforce davantage la concentration des pouvoirs entre les mains du président. “Malgré tous les pouvoirs accordés au président de la République de Guinée, cela ne semble pas encore suffisant”, a-t-il déclaré.

L’opposant considère cette évolution institutionnelle comme préoccupante pour l’avenir démocratique du pays, dans un contexte marqué par les préparatifs du retour à l’ordre constitutionnel. “Le droit de légiférer lui est également donné par une loi récemment promulguée”, dénonce Faya.

Au-delà de la question institutionnelle, le responsable politique a également critiqué la gouvernance actuelle, accusant les autorités de s’éloigner des engagements pris après la prise du pouvoir par le CNRD, le 5 septembre 2021. “On veut donc que dans les urnes, on prouve encore une fois qu’en Guinée, désormais, il n’y a que le CNRD. Même si cela a changé de nom pour devenir GMD, pour nous, c’est toujours le CNRD qui était venu avec de belles paroles, avec l’affirmation de principes auxquels nous nous reconnaissions, mais qui a trahi sur toute la ligne”.

Cette prise de position intervient alors que de nombreux acteurs sociopolitiques multiplient les réactions face aux réformes engagées par les autorités. Le débat sur l’équilibre des pouvoirs et les garanties démocratiques devrait ainsi s’intensifier dans les prochaines semaines.