À l’issue de son investiture, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a de nouveau réaffirmé sa volonté de dialogue à l’endroit de la classe politique guinéenne. Dans son message, il a insisté sur la nécessité de l’unité nationale et du dépassement des clivages pour construire un avenir commun.
« Ma main reste tendue à toutes les filles et à tous les fils de Guinée. On ne construit pas une nation dans la division, ni ne bâtit la prospérité sur la haine », a-t-il déclaré.
Cette nouvelle main tendue suscite toutefois une réaction mesurée au sein de l’Union des Forces Républicaines (UFR).
Interrogé à ce sujet, le vice-président du parti, Goyo Zoumanigui, estime que l’essentiel réside moins dans le discours que dans l’action concrète au service du pays. « Qu’il tend sa main ou qu’il ne tend pas sa main, nous, nous sommes là pour travailler pour la République », affirme-t-il.
Concernant l’attitude que pourraient adopter les responsables de l’opposition actuellement en exil, notamment le président de l’UFR, Sidya Touré, Goyo Zoumanigui se montre prudent. « Non, je n’ai pas de réponse pour ça », se limite-t-il à déclarer.
Revenant sur sa participation personnelle à la cérémonie d’investiture, le vice-président de l’UFR fait la distinction entre engagement individuel et position officielle du parti. « Chez nous, ça ne se décide pas comme ça. Moi, si c’est individuel, je m’engage, je serai parti. Mais en tant que parti politique, l’UFR, je ne sais pas qu’est-ce que les responsables allaient décider. »
Pour l’heure, l’UFR adopte ainsi une posture d’attente, affirmant se concentrer sur son travail politique et ses actions, plutôt que sur les appels au dialogue formulés par le chef de l’État.

